The Night Manager : La critique des 3 premiers épisodes de la saison 2

Date : 11 / 01 / 2026 à 14h00
Sources :

Unification


THE NIGHT MANAGER

– Date de diffusion : 11/01/2026
– Plateforme de diffusion : Prime Video
– Épisode : 2.01 à 2.03
– Créée par : David Farr (inspiré par John le Carré)
– Interprètes : Tom Hiddleston, Camila Morrone, Diego Calva, Olivia Colman

Jonathan Pine vit sous une nouvelle identité, celle d’Alex Goodwin, et travaille pour une petite unité de surveillance du MI6 à Londres. Sa tentative de mener une vie tranquille est de courte durée. Une nuit, un ancien mercenaire le retrouve, porteur d’un avertissement et d’une mission. Pine doit localiser un trafiquant d’armes nommé Teddy Dos Santos, ce qui le replonge dans le dangereux monde criminel qu’il avait tenté de fuir.

LA CRITIQUE

La nouvelle série commence par un rappel de ce qu’il s’est passé dans la saison précédente, qui sera très utile étant donné le temps qu’il s’est déroulé entre les deux saisons (presque 10 ans), mais aussi, nous le comprenons très vite, celle-ci aura des répercussions sur les nouveaux épisodes. Mieux vaut avoir vu l’ancienne saison, mais cela n’est pas indispensable donc.

À la manière d’un épisode de NCIS (entre autres), on nous présente une scène qui se passe en Syrie dans 4 ans, pour revenir très vite à "l’époque actuelle". Tout le but sera alors de savoir comment notre héros passera d’un simple emploi de bureau (tout de même au sein du MI6) à cette action de terrain en zone dangereuse, alors qu’il n’a jamais, depuis les événements de la première saison et la création d’une nouvelle identité, demandé à y retourner.

C’est d’ailleurs lors d’une simple scène chez la psy du bureau du MI6 que le nouvellement nommé Alex Goodwin tente de dissimuler son stress, et devient l’un des enjeux de la seconde série. Alors qu’elle évoque ses doutes, l’agent assure qu’il n’explosera jamais, tout en compressant le point Ki Hegu (entre le pousse et l’index), sensé diminuer le stress (et même prétendument préparer à fausser les résultats d’un détecteur de mensonges, en partie tout du moins). Ce détail, non explicité, démontre que toute la question est de savoir comment et s’il réussira à mettre de côté son ancienne vie pour réaliser sa nouvelle mission d’importance que l’on sent vite poindre.

Il faut dire qu’Alex a été intégré à l’agence des Nocturnes, qui a pour mission de surveiller les grands hôtels où descendent les espions (rappelez-vous la première saison, avec le personnage d’Angela Burr, interprétée par Olivia Colman, et certains James Bond par exemple). Ce type d’espionnage, très utilisé par l’espionnage soviétique, qui permettait le fameux Kompromat (le chantage avec des informations compromettantes) ou même l’analyse de la personne ciblée (jusqu’à recueillir ses selles en vue d’analyse afin d’y détecter toute maladie) mais qui fut utilisée aussi par les autres agences mondiales évidemment.

La nouvelle série se lance alors sur les chapeaux de roues, avec énormément d’événements qui se bousculent (surtout dans le premier épisode, qui se termine comme souvent par un cliffhanger très accrocheur). Dans des décors luxueux (un peu moins que dans la saison 1 tout de même, dans laquelle la photographie était extrêmement soignée, montrant peut-être une baisse du budget afin que cette saison puisse voir le jour), les messes basses, les rencontres dangereuses avec les nouveaux antagonistes, les voyages dans des lieux exotiques, les secrets même entre collègues de bureau, les exécutions sommaires, les regards dangereux, les filatures et les écoutes, se multiplient. Nous sommes dans le vif du sujet d’entrée, et embarqués implacablement dans une suite d’événements difficiles à prévoir et loin des caricatures du genre parfois.

Les grandes forces sont donc toujours présentes, surtout que l’on voit apparaître une créature féminine, Roxana (interprétée par Camila Morrone) dont on ne sait pas si notre héros pourra s’en faire une alliée ou une ennemie, entre lui et le nouveau méchant, Teddy Dos Santos (incarné par Diego Calva). Cette situation rappelle bien entendu la situation du couple ami/ennemi (interprété par le formidable duo Hugh Laurie et Elizabeth Debicki dans la première saison). Cherchez la femme donc, comme d’habitude. De nombreux personnages de la première saison feront aussi leur apparition, en réel ou en flash-back.

Dans l’ensemble, cette nouvelle saison commence donc très bien, en installant très vite certains enjeux et en multipliant les révélations. Il n’ait plus besoin de présenter l’univers adapté des romans de John le Carré, mais plutôt de voir comment Alex va se dépatouiller de sa nouvelle situation, proche du Protocole fantôme de Mission Impossible. La série garde son réalisme par rapport aux grosses productions lourdaudes (mais efficaces) hollywoodiennes pourtant, et c’est tant mieux. Tout reste dans la tension, et pas dans les exploits physiques.

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