Jone Sometimes : La critique

Date : 10 / 12 / 2025 à 11h00
Sources :

Unification


JONE SOMETIMES

– Date de sortie : 17/12/2025
– Titre original : Jonebatzuetan
– Durée du film : 1 h 20
– Réalisateur : Sara Fantova
– Scénariste : Sara Fantova, Nuria Dunjó López, Nuria Martín Esteban
– Interprètes : Olaia Aguayo, Josean Bengoetxea, Ainhoa Artetxe, Adrian Santos

LA CRITIQUE

Jone Sometimes est un très bon film espagnol présent présentant un passage à l’âge adulte fort original.

Le scénario de la réalisatrice Sara Fantova et de Nuria Dunjó López et Nuria Martín Esteban tourne autour d’une jeune femme qui tombe amoureuse pendant les festivités de Bilbao qui durent 10 jours. Mais cette dernière doit aussi aider son père de plus en plus malade.

Le film de Sara Fantova est d’une grande délicatesse. Il traite très bien les désirs d’une jeune femme sur qui repose de plus en plus le poids de sa famille. Il parle aussi avec subtilité de la difficulté à communiquer. Sans compter que l’impact d’être un aidant sur sa vie propre est très bien montré, surtout quand la personne concernée est jeune et qu’elle doit trouver un équilibre entre son avenir et la nécessiter d’aider un proche.

Olaia Aguayo est remarquable en jeune femme déchirée entre son envie d’être une fille comme les autres et les responsabilités qui pèsent sur ses jeunes épaules. Il s’agit de sa première apparition sur grand écran de la jeune fille qui a été repéré dans un casting. Ainhoa Artetxe est superbe en femme présente pour les fêtes qui va sympathiser avec elle. Les deux comédiennes forment un très beau duo qui illumine le film de sa présence. Josean Bengoetxea est remarquable en père ayant de plus en plus de mal avec sa maladie de Parkinson et conscient de la difficulté que cela fait poser sur sa famille. Et la jeune fille qui incarne la sœur cadette est formidable. Elle offre une sœur pleine de joie et de bonne humeur qui apporte une certaine légèreté au récit.

Sara Fantova voulait filmer les fêtes de Bilbao, sa ville natale. En travaillant avec des associations locales et les bénévoles permettant à l’événement d’avoir lieu, elle intègre parfaitement ce moment festif au cœur de son histoire.

De plus, le foisonnement de la foule et la légèreté qui plane sur les festivités renforcent la dichotomie d’un personnage de temps en temps indécise sur ses choix, ce qui explique le titre du long métrage voulant dire parfois.

La très belle qualité de l’image d’Andreu Ortoll, les plans soignés, la superbe ville de Bilbao, qui donne vraiment envie d’aller la visiter, surtout en pleine célébration, et le montage précis d’Oriol Milàn rendent le long métrage vraiment agréable à découvrir. D’autant que la musique de Pablo Seijo Prado apporte de la joie et de l’énergie à certains passages. Tandis que d’autres sont lourds de sens, même en l’absence de paroles échangées.

Ainsi, en mélangeant famille, amour et maladie, la réalisatrice offre un très délicat passage à l’âge adulte. Elle évoque aussi un intéressant changement de perspective, tandis que des adultes semblant insubmersibles se transforment en des humains qui ont leurs propres faiblesses. D’ailleurs, ce sont les carnets intimes du père de Sara Fantova qui servent de fil rouge à l’histoire. Un homme à qui elle veut rendre hommage en mettant ses mots racontant la perception qu’à un père de son enfant qui grandit.

Jone Sometimes est un très beau film d’une grande tendresse et d’une certaine mélancolie qui va droit au cœur. Avec une très belle histoire portée par de formidables comédiens et impeccablement mise en scène, cette invitation au cœur de la psyché d’une jeune fille évoluant au milieu d’une cité en pleine festivité est vraiment originale.

Touchant et sincère.

SYNOPSIS

Bilbao, août. Jone, 20 ans, vit son premier amour alors que la maladie de Parkinson de son père s’aggrave, deux événements qui coïncident en pleine Semana Grande de Bilbao. Ces expériences marquent un été décisif, au cours duquel Jone prend conscience de son passage de l’adolescence à l’âge adulte.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

– Photographie : Andreu Ortoll
– Montage : Oriol Milàn
– Musique : Pablo Seijo Prado
– Costumes : Isis Velasco
– Décors : Erik Rodríguez
– Producteur : David Pérez Sañudo, production, Aintza Serra pour Amania Films, Escac Studio, Euskal Irrati Telebista (EiTB), La Juventud, Radio Televisión Española (RTVE)
– Distributeur : La Fidèle Studio

LIENS

– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB

GALERIE PHOTOS

Jone Sometimes


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