Yoroï : La critique
YOROÏ
– Date de sortie : 29/10/2025
– Titre original : Yoroï
– Durée du film : 1 h 46
– Réalisateur : David Tomaszewski
– Scénaristes : Orelsan, David Tomaszewski
– Interprètes : Orelsan, Clara Choï, Alice Yanagida, Kazuya Tanabe, Skread, Ablaye, Yôko Narahashi
LA CRITIQUE
Yoroï est un bon film fantastique français mélangeant personnages réels et fiction.
Le scénario d’Orelsan et du réalisateur David Tomaszewski tourne autour d’Orelsan, un rappeur célèbre qui décide de s’installer avec sa femme enceinte au Japon. Il va alors découvrir une armure, ce qui va être la source de problèmes de plus en plus importants.
Le film de David Tomaszewski est souvent amusant et propose des scènes d’action très spectaculaires. Il s’amuse beaucoup avec les légendes japonaises et parle très bien de la nature de l’artiste, des contraintes de la célébrité et du poids des attentes.
Si l’œuvre finit par être un peu redondante et par s’essouffler, jusqu’à un final spectaculaire, mais moins percutant, elle n’en reste pas moins extrêmement divertissante. D’autant que les amateurs du rappeur apprécieront les différents titres de celui-ci qui sont intégrés dans la bande originale.
La relation de couple et la famille sont au cœur d’un récit dans lequel chacun individu se doit de grandir pour accueillir une nouvelle vie et lutter contre les émotions négatives qui tirent les personnes vers le bas et peuvent rendre leur vie misérable.
Le long métrage est d’ailleurs une allégorie, parfois peu subtile, de ce passage à l’âge adulte via la parentalité. Toutefois, la variété des Yokaïs, dont un certain nombre d’originaux, et les combats renouvelés, sont extrêmement fun à regarder. D’autant que la morale du récit n’est pas trop lourde.
Les effets spéciaux sont très bien faits, et parfois spectaculaires. L’armure est vraiment très belle et a été designée avec soins. C’est d’ailleurs le mot japonais pour dire armure qui donne son titre au long métrage, yoroï.
Les combats, très nombreux, ont été chorégraphiés avec beaucoup de minutie et ils sont exécutés parfaitement. Une certaine dose d’humour se glisse dans des affrontements qui, tout en se prenant au sérieux, possèdent aussi une pointe du burlesque en eux.
Orelsan est remarquable dans le rôle principal qui s’inspire énormément de sa vie, qu’elle soit réelle ou imaginée. Il s’amuse visiblement beaucoup à incarner son alter ego et à le mettre dans des situations inextricables. Clara Choï est formidable dans le rôle de son épouse combattante d’arts martiaux. La comédienne est extrêmement crédible et forme un duo sortant de l’ordinaire avec Orelsan.
D’ailleurs, le récit tourne exclusivement autour d’eux, et ils sont omniprésents, et souvent seuls, à l’écran, en dehors de nombreux Yokaïs qui apparaissent fréquemment.
La très belle photographie d’Antoine Sanier s’amuse aussi avec la colorimétrie du film. Elle montre, notamment, un Japon extrêmement coloré et idyllique. Les décors de David Bersanetti et de Shinsuke Kojima offrent deux ambiances, celle des deux pays où se déroulent l’intrigue, la France et le pays du soleil levant.
Pas très éloigné du manga, le long métrage s’amuse avec les codes du genre et offre une introspection intimiste, et parfois philosophique, dans la vie d’un chanteur qui s’inspire de sa propre existence pour en offrir une version fictive dans laquelle le surnaturel s’invite.
Yoroï est un bon film qui utilise la réalité pour offrir un conte fantastique qui devrait réjouir au plus haut point les amateurs du rappeur Orelsan et ceux appréciant les œuvres qui sortent de l’ordinaire. Avec son récit utilisant le folklore japonais et un visuel semblant issu des mangas, une réalisation très efficace, des combats spectaculaires et une interprétation impeccable, on passe un bon moment de divertissement.
Amusant et original.
SYNOPSIS
Après une dernière tournée éprouvante, Aurélien décide de s’installer au Japon avec sa femme Nanako, enceinte de leur premier enfant. Alors que le jeune couple emménage dans une maison traditionnelle dans la campagne japonaise, Aurélien découvre dans un puits une armure ancestrale qui va réveiller d’étranges créatures, les Yokaïs.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Antoine Sanier
– Musique : David Soltany
– Costumes : Emmanuelle Youchnovski
– Décors : David Bersanetti, Shinsuke Kojima
– Producteurs : Ablaye, Clément Cotentin, Julien Deris, David Gauquié, Orelsan, Skread pour Sony Pictures Entertainment France, Sony Music France, Cinéfrance Studios, Attita, Amazon Prime Video, France 2 Cinéma
– Distributeur : Sony Pictures Releasing France
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
GALERIE PHOTOS
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