La Disparition de Josef Mengele : La critique

Date : 20 / 10 / 2025 à 11h00
Sources :

Unification


LA DISPARITION DE JOSEF MENGELE

 Date de sortie : 22/10/2025
 Titre original : Das Verschwinden des Josef Mengele
 Durée du film : 2 h 16
 Réalisateur : Kirill Serebrennikov
 Scénariste : Kirill Serebrennikov d’après l’œuvre de Olivier Guez
 Interprètes : August Diehl, Maximilian Meyer-Bretschneider, Friederike Becht, Dana Herfurth, Burghart Klaußner, Johannes Hegemann, David Ruland, Carlos Kaspar

LA CRITIQUE

La Disparition de Josef Mengele est un très bon film adaptant le livre, extrêmement documenté sur cette affaire, d’Olivier Guez.

Le scénario du réalisateur Kirill Serebrennikov se focalise sur la période après Seconde Guerre mondiale où le célèbre Docteur Mengele était caché après les actions qu’il avait commises en tant que médecin-chef du camp de concentration d’Auschwitz.

Le film de Kirill Serebrennikov se déroule à différentes périodes. Il alterne entre chacune d’entre elles, montrant un personnage principal à différents âges et habitant dans divers pays. Car celui-ci a dû déménager plusieurs fois pour éviter d’être identifié, capturé par le Mossad lancé à sa recherche, et jugé.

L’œuvre décrit d’une manière extrêmement crédible, et documentée, la façon dont le médecin a vécu pendant des décennies après la guerre. Elle montre parfaitement la peur qui habite le personnage. En effet, si celui-ci vit parfois bien, régulièrement, il est confronté à l’angoisse d’être identifié et fait prisonnier. Même s’il ne fait jamais preuve de repentance et considère qu’il n’a fait qu’exécuter les ordres.

Dans les camps de concentration, le médecin était passionné par les jumeaux, voulant aider les femmes du Reich à avoir plus d’enfants, tel que le souhaitait Hitler. Il était aussi fasciné par un certain nombre de malformations, telles que le nanisme ou les déviations de la colonne vertébrale. Il a donc expérimenté sur un certain nombre de prisonniers qu’il a parfois disséqué vifs. Connu pour ses expérimentations à base de différentes toxines, de poisons ou autre, il était aussi chargé de trier les prisonniers lors de leur arrivée et d’envoyer un certain nombre d’entre eux aux chambres à gaz.

Toutefois, si certains éléments du passé sont montrés, offrant quelques scènes particulièrement marquantes et glaçantes, c’est bien sur sa fuite que le film se concentre. Une existence sous divers pseudonymes qui paraît incroyable et montre que la réalité dépasse régulièrement la fiction.

August Diehl incarne brillamment cet homme qui a commis des horreurs sans que cela ne lui pose problème. Il joue le personnage à différents âges de sa vie et fait parfaitement ressentir au spectateur la peur viscérale qui le prend à certains moments et le manque d’empathie qu’il a vis-à-vis de certaines situations et d’individus. Les autres comédiens sont très justes et brossent un certain nombre de personnages réels qui ont eu un impact plus ou moins grand sur la destinée de « L’Ange de la Mort ».

Le long métrage a principalement été tourné en Amérique du Sud, où a vécu Mengele pendant sa fuite. Ce qui apporte une grande crédibilité à ce qui est montré grâce à des décors naturels parfois imposants et à des lieux particulièrement bien trouvés. De plus, le soin porté aux accessoires et aux détails renforce cette sensation de naviguer au cœur de plusieurs décennies du siècle précédent. Sans compter que la très belle photographie, principalement en noir et blanc, de Vladislav Opelyants et le choix de la colorimétrie aide beaucoup à se sentir dépaysé.

La mise en scène est impressionnante. Certaines séquences restent longtemps en mémoire, tandis que la caméra n’oublie jamais de suivre, au plus près, un homme semblant parfois sympathique ou créant un véritable dégoût chez le spectateur.

Le très bon montage d’Hansjörg Weißbrich permet aussi à l’œuvre d’être dynamique et de ne pas perdre le spectateur, malgré de fréquents changements de période qui ne sont pas vraiment annoncées. C’est d’ailleurs grâce au travail fait par Tatyana Dolmatovskaya sur les costumes et au maquillage que l’on comprend que l’on vient de sauter d’une décennie ou qu’on est retourné en arrière dans le temps.

La Disparition de Josef Mengele est un très bon film montrant d’une manière parfois documentaire la fuite de l’un des plus grands criminels de guerre recherché. Avec son histoire réservant des coups de théâtre comme la vie réelle sait le proposer, sa réalisation brillante et son interprétation magistrale, l’œuvre est fascinante et instructive à la fois.

Incroyable et glaçant.

SYNOPSIS

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le médecin nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, celui qu’on a baptisé « L’Ange de la Mort » va organiser sa méthodique disparition pour échapper à toute forme de procès.

Adaptation du roman d’Olivier Guez, La Disparition de Josef Mengele, prix Renaudot 2017.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Photographie : Vladislav Opelyants
 Montage : Hansjörg Weißbrich
 Costumes : Tatyana Dolmatovskaya
 Décors : Maria Belen Cirio, Lyubov Korolkova, Vladislav Ogay
 Producteurs : Charles Gillibert, Ilya Stewart pour Arte France Cinéma, CG Cinéma, Piano, Hype Film
 Distributeur : Bac Films

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La Disparition de Josef Mengele


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