Pet Shop Days : La critique
PET SHOP DAYS
– Date de sortie : 22/10/2025
– Titre original : Pet Shop Days
– Durée du film : 1 h 50
– Réalisateur : Olmo Schnabel
– Scénaristes : Jack Irv, Olmo Schnabel, Galen Core
– Interprètes : Dario Yazbek Bernal, Jack Irv, Camille Rowe, Willem Dafoe, Emmanuelle Seigner, Peter Sarsgaard, Jordi Mollà, Louis Cancelmi, Maribel Verdú, Angela Sarafyan
LA CRITIQUE
Pet Shop Days est un bon film parlant très bien de la toxicité des pères et de l’émancipation des fils.
Le scénario de Jack Irv, Olmo Schnabel et Galen Core se focalise sur un jeune homme mexicain vivant dans une riche famille. Suite à un drame, celui-ci va partir aux États-Unis où il va sympathiser avec un vendeur dans une animalerie et l’entraîner dans une spirale de plus en plus délétère.
Le film d’Olmo Schnabel s’appuie en grande partie sur la ville de New York où se déroule la plupart des événements. Il montre très bien deux jeunes hommes qui se cherchent et qui font des mauvais choix, chacun pour ses propres raisons.
Si le père du personnage principal est moins présent, il agit comme un épouvantail sur celui-ci. Alors que le géniteur du second, semblant charmant de prime abord, tient sa famille dans une main de fer. Il est formidablement interprété par Willem Dafoe qui impose sa vision des choses, et, tout comme son alter ego mexicain, tout en aimant sa femme, a tendance à l’enfermer dans une cage dorée. Son épouse est très bien interprétée par Emmanuelle Seigner. Alors que le second père est impeccablement joué par Jordi Mollà. Tandis que son homme de main est incarné par le très bon Louis Cancelmi.
Dario Yazbek Bernal est excellent en jeune étranger et ne sachant plus, progressivement, où se situe la frontière entre le bien et le mal. Jack Irv est magnifique en jeune homme se cherchant aussi, qui est fasciné par sa nouvelle rencontre. Les deux comédiens forment un duo très puissant, à la fois intense et vibrant offrant un grand contraste entre un jeune homme riche, arrogant, et pas forcément sympathique et son alter ego plus généreux et bienveillant, mais n’arrivant pas à prendre position.
L’œuvre ne fait de cadeaux à personne et surfe avec les codes du thriller pour maintenir un certain suspense. Les jeunes gens permettent de s’interroger sur les sentiments parfois non exprimés, les relations toxiques entre individus et la manière dont le poids de ce qui est attendu par sa famille peut avoir un impact négatif sur un individu.
Pet Shop Days est un bon film parlant du passage à l’âge adulte, des choix, de l’amour et des relations toxiques. Avec son récit offrant deux portraits différents de jeunes hommes cabossés, une réalisation s’appuyant sur la ville de New York filmée comme un personnage à part entière et un formidable duo de comédien, l’œuvre a une grande puissance qui ne laisse pas indifférent.
Brutal et intense.
SYNOPSIS
Poussé par le désespoir, Alejandro, le fils rebelle d’une famille mexicaine, décide de tout quitter pour échapper à l’emprise de son père. À New York, il rencontre Jack, un jeune employé d’animalerie à l’univers tout aussi cabossé. Entre eux, l’attirance est immédiate, et leur histoire d’amour les entraîne dans une spirale envoûtante au cœur des bas-fonds de Manhattan, entre excès, drogues et perte de repères…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Hunter Zimny
– Montage : Sophie Corra
– Musique : Eli Keszler
– Costumes : Gabriela Fernandez
– Décors : Madeline Sadowski
– Producteurs : Francesco Melzi d’Eril, Gabriele Bebe Moratti, Olmo Schnabel, Galen Core, Marie Savare de Laitre, Alex Coco, Martin Scorsese, Jeremy O. Harris, Michel Franco pour Memo Films, 3 Marys Entertainment
– Distributeur : Les Films du Camelia
LIENS
– SITE OFFICIEL
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