Ni Dieux ni maîtres : La critique

Date : 01 / 09 / 2025 à 11h00
Sources :

Unification


NI DIEUX NI MAITRES

– Date de sortie : 03/09/2025
– Titre original : Ni Dieux ni maîtres
– Durée du film : 1 h 17
– Réalisateur : Éric Cherrière
– Scénaristes : Éric Cherrière, Isabel Desesquelles
– Interprètes : Saleh Bakri, Pascal Greggory, Jenna Thiam, Richard Duval, Ionut Caras, Edith Scob, Stéphane Henon, Jean-Claude Drouot, Guillaume Tobo, Cristal Cherrière, Isabel Desesquelles, Jérôme Le Banner, Flore Grimaud

LA CRITIQUE

Ni Dieux ni maîtres est un bon film lorgnant sur la série B et présentant une aventure médiévale.

Le scénario du réalisateur Éric Cherrière et d’Isabel Desesquelles, qui incarne aussi le rôle d’une guérisseuse, montre un étranger arriver dans un petit village. Celui-ci va alors essayer de sauver la jeune fille, qui l’a accueilli, du droit de cuissage du seigneur local qui l’a enlevée.

Éric Cherrière site, comme source d’inspiration La sorcière de Jules Michelet et des films tels que les westerns spaghetti, ceux de kung-fu, ou les chanbaras des années 50 à 70. On retrouve d’ailleurs certains plans emblématiques, avec notamment de très nombreux d’entre eux focalisés sur le visage des divers protagonistes.

Les combats à l’épée, et aux différentes armes, sont aussi extrêmement soignés grâce à la participation d’une partie de l’équipe de France de Wushu et au maître d’armes Frederic Hess qui les a chorégraphiés. Ainsi, entre virevoltes et coups plus ou moins violents, on ne s’ennuie jamais lorsque certains passages prennent un tour plus martial.

Faite avec peu de moyens, l’œuvre exploite parfaitement de somptueux paysages naturels qui sont impeccablement captés par la superbe photographie de Mathias Touzeris. On a réellement l’impression de se retrouver hors du temps et d’être projeté dans une période post-croisades. D’autant que le petit village, et le château en partie décati du seigneur, jouent avec l’imagination du spectateur.

Saleh Bakri est superbe en étranger qui ne veut pas tuer. Pascal Greggory est excellent en seigneur se remémorant avec nostalgie son passé sanglant. Richard Duval est intéressant en père de la jeune fille. Stéphane Henon l’est tout autant en forgeron voulant faire cesser les exactions du seigneur. Jean-Claude Drouot, Ionut Caras, Guillaume Tobo et Jérôme Le Banner sont très bons en anciens croisés, chevaliers du lord local.

Toutefois, les femmes sont aussi bien mises à l’honneur et elles sont tant au cœur de l’action, que moteur de celle-ci, voire narratrices de ce qu’il se passe. On trouve ainsi Jenna Thiam, superbe en jeune femme enlevée. Flore Grimaud est très bonne en suzeraine. Isabel Desesquelles est vraiment intéressante en guérisseuses. Et Edith Scob est formidable en soigneuse du village, grand-mère de la jeune fille disparue.

L’œuvre ne prend pas toujours les chemins les plus faciles et propose des péripéties à échelle humaines, alors que le temps s’étire inexorablement et que le drame devient de plus en plus dense.

De plus, les paysages extrêmement variés qui sont traversés sont incroyables et participent beaucoup à l’atmosphère rayonnant sur le long métrage. Ainsi, entre la forêt et le lac, la montagne et les grottes, une vraie magie s’installe lors des tribulations des divers protagonistes.

Ni Dieux ni maîtres est un bon film jouant aussi bien sur un certain fantasme du passé que sur des personnages entiers donnant une grande épaisseur a cette histoire à la fois de vengeance et d’amour. Avec un récit bien construit, une mise en scène s’appuyant sur des paysages naturels de toute beauté et de bons acteurs, l’œuvre a un certain charme envoûtant que la lumière des bougies tentant d’éclairer la nuit renforce.

Crépusculaire et touchant.

SYNOPSIS

Hiver 1215. Un mystérieux étranger arrive dans un petit village isolé. Le Seigneur Ocam, ancien héros des croisades, règne sur cette partie du royaume de France où sévissent la famine et la lèpre. Avec sa horde de chevaliers, il enlève une jeune fille afin d’exercer son droit de cuissage. L’Etranger, épaulé par une poignée de villageois, tente de la délivrer. Ils ont jusqu’à la tombée du jour…

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

– Photographie : Mathias Touzeris
– Montage : Jean-Christian Tassy
– Musique : Olivier Cussac
– Costumes : Véronique Gély
– Décors : Aurélie Gélibert
– Producteurs : Eric Tavitian, Frédéric Fiore, Tim Belda pour Logical Pictures, Ran Entertainment
– Distributeur : Destiny Films

LIENS

– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB

GALERIE PHOTOS

Ni Dieux ni maîtres


Ran Entertainment - Logical Pictures


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