Until Dawn - La mort sans fin : La critique
UNTIL DAWN : LA MORT SANS FIN
– Date de sortie : 23/04/2025
– Titre original : Until Dawn
– Durée du film : 1 h 43
– Réalisateur : David F. Sandberg
– Scénaristes : Gary Dauberman, Blair Butler
– Interprètes : Ella Rubin, Michael Cimino, Odessa A’zion, Ji-young Yoo, Belmont Cameli, Maia Mitchell, Peter Stormare
LA CRITIQUE
Until Dawn : La mort sans fin est un film d’horreur vraiment excellent et particulièrement spectaculaire, tel que l’on n’en avait pas vu depuis longtemps.
Le scénario de Gary Dauberman et de Blair Butler tourne autour d’une bande d’amis suivant les traces de la sœur de l’un d’entre eux qui a disparu un an plus tôt. Ils vont alors se retrouver dans une étrange maison perdue au lieu des bois et découvrir qu’ils doivent y survivre jusqu’à l’aube sous peine d’être brutalement assassinés. Car ces derniers sont pris dans une étrange boucle temporelle et leur nombre de vies est limité.
Le film de David F. Sandberg réussit à renouveler le genre. En effet, s’il y a un peu de gore, c’est vraiment l’horreur, parfois brutale et viscérale, qui imprègne le récit. Car les morts ne se ressemblent pas et l’angoisse monte crescendo au fur et à mesure de l’avancée du récit.
Ce dernier s’étoffe d’ailleurs progressivement, alors que les divers protagonistes essayent de comprendre ce qui leur arrive et comment réussir à survivre jusqu’à une aube libératoire.
Si le cœur de l’intrigue a un certain classicisme, elle réussit à emprunter avec bonheur différents éléments d’autres œuvres horrifiques. L’atmosphère poisseuse est sombre qui plane sur l’histoire n’est parfois pas sans rappeler Silent Hill, car au cours de cette nuit interminable qui se répète, la mort peut prendre plusieurs formes et être aussi bien glaçante que surprenante.
Les décès des divers personnages sont d’ailleurs inventifs et parfois jubilatoires. D’autant que l’on peut apprécier à distance ce cauchemar arrivant à des personnages que l’on apprend à apprécier et dont on espère qu’ils puissent se sortir de cette boucle infernale.
Le travail sur les décors de Jennifer Spence est vraiment bien fait. Car ces derniers changent aussi et offrent de nouveaux terrains de jeu, tous plus dérangeants et terrifiants, à des personnages faisant tout pour survivre.
Les effets spéciaux sont très bons et visuellement extrêmement efficaces. Les maquillages sont particulièrement spectaculaires et on a souvent l’impression de se retrouver dans une immense maison hantée sur un très grand terrain de jeu où la mort peut frapper à n’importe quel endroit.
Ella Rubin est impeccable en femme déterminée à savoir ce qui est arrivé à sa sœur. Ji-young Yoo est très bonne en amie ressentant des choses. Michael Cimino est sympathique en ex petit-ami du personnage principal. Maia Mitchell est fort juste en copine proche de ces derniers. Et Belmont Cameli est impeccable en partenaire de celle-ci.
L’œuvre tourne d’un groupe qui se soutient. Ce qui apporte une certaine fraîcheur dans ce type de long métrage. En effet, les personnages veulent tous survivre à cette nuit, ce qui rend la survie collective encore plus délicate que celle d’un simple individu. L’enjeu est donc de savoir s’ils réussiront tous ensemble, si certaines personnes pourront s’en sortir, ou s’ils seront tous définitivement condamnés.
La musique de Benjamin Wallfisch est très bonne et renforce l’impact de l’atmosphère délétère qui englobe le récit. De plus, la photographie de Maxime Alexandre est magnifique. Ainsi, si la quasi-totalité du long métrage se passe en pleine nuit, on voit bien ce qu’il s’y déroule et on n’a jamais l’impression de n’avoir que du noir sur noir. Ce qui a d’ailleurs un effet encore plus vivace sur l’horreur prégnante. Sans compter que le très bon montage de Michel Aller permet de passer d’une scène à l’autre avec une grande fluidité et de régulièrement se prendre des uppercuts lorsqu’un destin fatal frappe les divers protagonistes les uns après les autres.
Until Dawn : La mort sans fin est un excellent film d’horreur qui fait une proposition à la fois classique et innovante et utilise le groupe comme moteur au cœur d’une histoire intelligemment écrite, mise au service d’une superbe réalisation. Les personnages, impeccablement interprétés, n’étant pas caricaturaux, l’attachement et l’identification du spectateur vis-à-vis d’eux est encore plus grande, ce qui renforce l’épouvante d’une œuvre souvent anxiogène et haletant où le temps est aussi un ennemi implacable.
Remarquable et impressionnant.
SYNOPSIS
Un an après la mystérieuse disparition de sa sœur Mélanie, Clover et ses amis se rendent dans la vallée reculée où elle a disparu pour chercher des réponses. Alors qu’ils inspectent une auberge de jeunesse abandonnée, ils se retrouvent traqués par un tueur masqué et horriblement assassinés un par un... mais se réveillent ensuite et se retrouvent au début de la même soirée. Piégés dans la vallée, ils sont forcés de revivre ce cauchemar encore et encore - mais à chaque fois, la menace du tueur est différente, et chaque version est plus terrifiante que la précédente. Alors que l’espoir s’amenuise, le groupe comprend qu’ils n’ont qu’un nombre limité de vies, et que leur seule chance de s’en sortir est de survivre jusqu’à l’aube.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Maxime Alexandre
– Montage : Michel Aller
– Musique : Benjamin Wallfisch
– Costumes : Julia Patkos
– Décors : Jennifer Spence
– Producteurs : Gary Dauberman, Mia Maniscalco, David F. Sandberg, Lotta Losten, Roy Lee, Asad Qizilbash, Carter Swan pour PlayStation Productions, Coin Operated, M’ngata, Vertigo Entertainment, Screen Gems
– Distributeur : Sony Pictures Releasing France
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