PIFFF 2024 : Le vendredi 6 décembre

Date : 08 / 12 / 2024 à 09h00
Sources :

Unification


La deuxième journée du PIFFF propose encore deux films en compétition et la projection lors de la séance culte d’une œuvre horrifique marquante qui bénéficie de la venue de son réalisateur Neil Marshall qui a pris énormément de plaisir à répondre aux questions du public.

Dans la matinée, il y avait aussi la remise du Grand Prix Climax du Scénario de Genre dont le lauréat est Rafael Bekhouche, avec une mention spéciale du jury revenant à Mathias Houillon.

Le premier film proposé, Escape From the 21st Century, de Yang Li, est un sympathique film Chinois proposant une étrange distorsion temporelle dans laquelle des jeunes gens se retrouvent projetés dans leur imago futur en éternuant.

Le film mélange beaucoup d’effets spéciaux, de l’animation et des plans spectaculaires. Il est parfois un peu brouillon, mais possède un grand cœur et amuse régulièrement. Il est donc sympathique à suivre, même si l’histoire est plus sombre qu’elle le paraît initialement.

20 ans après sa sortie en salles, The Descent, de Neil Marshall, est toujours aussi efficace et parfois éprouvant. Cette plongée au cœur de la montagne, vue à travers une bande de copines faisant de la spéléologie est particulièrement anxiogène.

Les différents rebondissements proposés fonctionnent formidablement et les relations entre les personnages sont un important moteur de l’intrigue. Visuellement, les effets spéciaux sont toujours remarquables et l’horreur est bien présente et malaisante.

On a eu droit à la projection 35 mm de la version sortie en salle en France qui est plus sombre que celle proposée pour le cinéma américain. Et l’œuvre montre encore à quel point elle est marquante et efficace, peut toujours créer l’effroi chez les spectateurs qui la regarde. Il est donc tout à fait compréhensible qu’elle ait marqué durablement de son empreinte le cinéma d’horreur dans les décennies qui ont suivies sa sortie.

Le réalisateur était présent et a offert au public une passionnante rencontre en répondant aux questions du public. Il était d’ailleurs très disponible ensuite, ce qui a permis de discuter avec lui d’éléments qui n’avaient pas été évoqués précédemment.

Présentation du film et session de questions-réponses à l’issue de celui-ci avec le réalisateur Neil Marshall :


Quand le festival le peut, il propose un court métrage avant un long. Aujourd’hui, il s’agissait, de Jamais je n’ai, de Joyce A. Nashawati. Déjà découvert lors de festivals précédents, ce film est une immersion particulièrement anxiogène et horrifique dans le corps d’une femme prisonnière. Il fonctionne toujours aussi bien lors de son revisionnage, car la démonstration est extrêmement réussie et le travail fait sur le visuel et sur le son est vraiment impeccable. Sans compter que les acteurs sont formidables. La réalisatrice s’est déplacée au PIFFF et a présenté rapidement son œuvre.


Le réalisateur JT Mollner s’est battu pour que son long métrage soit projeté avec des chapitres désordonnés tel qu’il le souhaitait. Il a aussi insisté pour garder l’actrice qu’il avait choisie et c’est clairement une bonne idée.

Strange Darling permet de suivre les traces sanglantes d’un serial killer ne faisant pas de cadeaux. À travers la proposition des chapitres désordonnés, le spectateur se plonge facilement au cœur d’un long métrage percutant.

La dernière œuvre projetée, Daniela Forever de Boris Kaufmann, bénéficiait d’une petite vidéo de son réalisateur qui a parfaitement résumé ce qu’il a voulu mettre dedans. C’est-à-dire qu’il parle remarquablement bien de la dépression, du deuil et de la dépendance.

En effet, on suit de près un homme écrasé par le chagrin après le décès de la femme qu’il aime. Suite à un étrange programme, il va pouvoir la retrouver dans des rêves lucides qui vont prendre une place de plus en plus importante dans sa vie.

Le réalisateur joue avec les différents formats pour brouiller la frontière entre la réalité et la fiction. Il s’appuie sur la superbe interprétation de ses comédiens et sur des effets visuels magnifiques.

Le superviseur de ces derniers, Boris Kaufmann, était d’ailleurs présent lors de la projection, car c’est bien une société française, localisée à Paris, qui a fait ces magnifiques et effets que l’on peut découvrir dans une œuvre qui ne laisse, assurément, pas indifférent.

Vous pouvez découvrir ci-dessous la présentation et la session de questions-réponses qu’il a eu avec le public. Et c’est vraiment extrêmement agréable d’en savoir plus sur l’envers du décor des effets spéciaux qui, aujourd’hui, sont essentiels dans la quasi totalité des films que l’on regarde.


Climax, voyage temporel, grotte, prisonnière, serial killer et deuil sont les mots-clés du jour.

Bande annonce du PIFFF 2024 :



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