The Duke : La critique
THE DUKE
– Date de sortie : 11/05/2022
– Titre original : The Duke
– Durée du film : 1 h 35
– Réalisateur : Roger Michell
– Scénaristes : Richard Bean et Clive Coleman
– Interprètes : Jim Broadbent, Helen Mirren, Fionn Whitehead, Aimee Kelly et Craig Conway
LA CRITIQUE
On oublie parfois que de l’autre côté de ce bras de mer que les anglais appellent le Channel, on a la révolte dans la peau. En 1961, dans une petite ville d’Angleterre, Kempton Bunton n’est pas un chauffeur de taxi comme les autres. Il n’aime pas l’injustice sociale et encore moins la loi du plus fort. Son cheval de bataille : la redevance audiovisuelle, prélevée injustement sur les classes modestes. L’argument qu’il juge définitif pour ne pas payer cette taxe : elle finance exclusivement BBC Television que lui-même ne regarde jamais (ou le prétend) par une modification technique de son téléviseur. Kempton s’insurge, manifeste, s’oppose pendant que sa femme Dorothy paie les factures et fait bouillir la marmite. Pourtant, il aimerait bien que la BBC se penche un jour sur les romans qu’il lui envoie et en tire une fiction télé. Viré de la compagnie de taxi parce qu’il abreuve les clients de ses discours de révolté, il obtient de Dorothy son accord pour se rendre une dernière fois à Londres et promouvoir ses romans. Éconduit par la BBC, il rentre au bercail et… tente de cacher avec son fils le tableau du Duc de Wellington volé à la National Gallery. Kempton Bunton serait-il un vulgaire voleur ? La suite raconte comment il s’y prend pour monnayer le retour de la toile au musée.
Sa volonté de vivre pour défendre ses idéaux de justice sociale rend le personnage de Kempton, naturellement romanesque et attachant. Il ne joue pas avec les siens, à tel point que ses relations avec son fils sont d’une proximité à faire pâlir d’envie tous les pères. La personnalité austère de sa femme renforce le côté sympathique de cet Arsène Lupin syndicaliste non encarté. La famille Bunton ressemble à un îlot d’humanité au milieu d’un univers social qui use et abuse.
On ne s’ennuie pas un quart de seconde dans ce film qui sait maintenir la tension, la faire progresser ou changer de camp. Il sait aussi nous surprendre, sans menacer la vraisemblance des évènements.
Jim Broadbent incarne à merveille ce sexagénaire teenager et idéaliste. Il est drôle, touchant et d’une rafraichissante jeunesse. Helen Mirren apporte un contraste parfait de la réalité, permettant à son rêveur de mari de se déployer.
Kempton Bunton a vraiment existé. Quel bonheur d’avoir fini par le rencontrer !
SYNOPSIS
En 1961, Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne rendre le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées. Cette histoire vraie raconte comment un inoffensif retraité s’est vu recherché par toutes les polices de Grande Bretagne, accomplissant le premier (et unique) vol dans l’histoire du musée.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Mike Eley
– Montage : Kristina Hetherington
– Musique : George Fenton
– Décors : Kristian Milsted
– Costumes : Dinah Collin
– Producteur : Nicky Bentham pour Neon Park
– Distributeur : Pathé
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
GALERIE PHOTOS
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