Burning Casablanca : La critique

Date : 31 / 10 / 2021 à 11h00
Sources :

Unification


Burning Casablanca est un très bon film permettant de découvrir un étrange road movie rock.

Le scénario du réalisateur Ismaël El Iraki se focalise sur une ancienne star du rock sur le déclin suite à sa dépendance à la drogue. Ce dernier est obligé de retourner au Maroc, son pays natal, et va rencontrer une prostituée à la voix d’or.

Le film d’Ismaël El Iraki va donc suivre ces deux personnages brisés et atypiques. La rencontre est bien développée, d’autant qu’une certaine forme d’onirisme s’invite parfois chez le musicien. Le passé de celui-ci est aussi très bien mis en valeur et quelques passages ont une grande poésie.

La photographie de Benjamin Rufi est très belle. Elle apporte un véritable cachet visuel au long métrage et rehausse la sensation de se retrouver parfois dans un autre monde.

La composition d’Alexandre Tartière et de Neyl Nejjai est vraiment agréable. La chanson qui donne son titre à l’œuvre originale, Zanka Contact, est vraiment superbe et reste longtemps en mémoire. La musique participe d’ailleurs pleinement au voyage des deux personnages, qui est parfois aussi intérieur.

C’est Khansa Batma, une grande chanteuse d’Afrique du Nord, qui incarne le rôle de cette prostituée surprenante. Il s’agit de son premier rôle au cinéma, et celle-ci est formidable dans un personnage pas évident à interpréter. Sa très belle voix donne d’ailleurs une grande envie d’écouter ce qu’elle chante, et ce qu’elle compose.

Ahmed Hammoud est superbe dans le rôle d’un artiste qui se laisse aller. Le comédien livre un personnage étonnant et touchant et réussit à donner une belle prestance à celui qu’il incarne. Et Said Bey est formidable dans le rôle d’un maquereau amateur de musique. À l’instar des deux autres protagonistes, il joue un personnage humain, qui est n’y foncièrement gentil, ni spécialement méchant.

La mise en scène est très belle. Elle s’appuie parfaitement sur la belle ville de Casablanca et sur les spécificités des différents lieux où évoluent les protagonistes. À la fois acerbe et tendre, drôle et émouvant, le film a une véritable âme. Ainsi, malgré son propos sombre, ses thématiques sociétales et sa réflexion sur la vie, l’amour et la famille, il y a une véritable luminosité qui se dégage du récit. D’autant que la musique vient régulièrement dynamiser l’histoire et qu’avec l’attachement que l’on éprouve pour les personnages, on espère qu’ils trouveront la paix et auront une fin heureuse.

Burning Casablanca est un très bon film musical et rock. Avec une histoire qui a une vraie profondeur, des personnages loin d’être manichéens et une réalisation agréable, l’œuvre est originale et permet de rencontrer un couple sortant vraiment de l’ordinaire.

Touchant et différent.

SYNOPSIS

Rock star déchue, Larsen Snake revient dans sa Casablanca natale où il fait la rencontre explosive de Rajae, une fille de la rue à la voix d’or. Ils écument les nuits de la ville et tombent éperdument amoureux. Mais leur passion est vite rattrapée par leur passé, et le couple sauvage prend la route du désert pour échapper à ses démons.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 2 h 00
 Titre original : Zanka Contact
 Date de sortie : 03/11/2021
 Réalisateur : Ismaël El Iraki
 Scénariste : Ismaël El Iraki
 Interprètes : Khansa Batma, Ahmed Hammoud, Said Bey, Mourad Zaoui, Abderrahmane Oubihem, Oisin Stack
 Photographie : Benjamin Rufi
 Montage : Camille Mouton
 Musique : Alexandre Tartière, Neyl Nejjai
 Costumes : Alice Eyssartier
 Décors : Adrien Ernandez
 Producteur : Saïd Hamich pour Barney Production
 Distributeur : UFO Distribution

LIENS

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Burning Casablanca


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