Lara Jenkins : La critique

Date : 25 / 02 / 2020 à 11h15
Sources :

Unification


Lara Jenkins est un bon film allemand qui présente une journée dans la vie d’une femme qui va voir sa vie être chamboulée.

Le scénario de Blaz Kutin présente une retraitée dont c’est l’anniversaire et qui va essayer de voir son fils avant le concert qu’il donne le soir même. On va alors la suivre dans tous ses déplacements, ses démarches et ses rencontres et découvrir, à travers cette journée, sa vie et l’introspection qu’elle en fait.

Le film de Jan-Ole Gerster est entièrement focalisé sur son actrice principale qu’il suit au plus près. Il lui laisse parfois beaucoup d’espace pour s’exprimer et se recentre sur elle dans les moments les plus intimes, voire douloureux. Il s’appuie sur la remarquable prestation de Corinna Harfouch qui campe parfaitement cette mère envahissante qui a reporté sur son unique enfant ses espoirs d’une carrière internationale. La comédienne est impressionnante, d’autant que très souvent la caméra la filme de face et que celle-ci est capable de faire passer dans son regard, ou dans un froncement de sourcil, énormément de choses.

Sa prestation éclipse souvent celle des autres, mais le reste du casting est aussi très bien trouvé avec Tom Schilling convaincant en jeune pianiste parfois étouffé par sa génitrice, Volkmar Kleinert impeccable en ancien professeur de piano et André Jung extrêmement chaleureux en voisin bienveillant.

Si l’œuvre parle de la vie, de la famille et des choix que l’on fait, elle repose aussi beaucoup sur la passion et sur ce que cette dernière amène à perpétrer. D’ailleurs le long métrage en est une parfaite illustration avec sa dramaturgie qu’il dévoile progressivement aux yeux du spectateur jusqu’à son final poignant.

La musique a aussi une grande importance et se trouve au cœur du récit avec de nombreux morceaux de musique classique insérés. Il faut aussi signaler la chanson de France Gall, Il jouait du piano debout, qui revient en fil rouge et sert de générique final. Elle apporte une certaine note de légèreté au milieu d’un registre plus traditionnel, en dehors du morceau composé par Arash Safaian, qui incarne aussi le critique musical.

Lara Jenkins est un film intéressant focalisé sur une femme assez peu attachante qui au cours d’une journée dévoile progressivement sa vie et ses envies et va apprendre beaucoup sur elle à l’issue de ses rencontres. Avec une réalisation soignée, une très grande actrice qui crève l’écran et une histoire qui interpelle, l’œuvre permet de s’interroger sur le sens de la vie, les sacrifices que l’on peut faire et la façon dont quelques éléments peuvent changer votre vision des choses.

Intéressant et introspectif.

Le film a eu le Prix de la Presse à Les Arcs Film Festival 2019, le Prix Spécial du Jury, Prix de la Meilleure Actrice et Prix du Jury Œcuménique au Karlovy Vary Film Festival 2019, et le Prix du Meilleur réalisateur et le Prix FIPRESCI au Munich Film Festival 2019.

SYNOPSIS

Comme tous les autres matins, Lara débute sa journée par une cigarette et une tasse de thé. Aujourd’hui est un jour important : elle a 60 ans et c’est le premier concert de piano donné par son fils Viktor. Elle le soutient depuis ses débuts et se considère comme déterminante dans son succès. Mais Viktor est injoignable depuis des semaines et Lara semble ne pas être conviée à l’événement, contrairement à son ex mari et sa nouvelle compagne. La journée va alors prendre un tour inattendu.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 38
 Titre original : Lara
 Date de sortie : 26/02/2020
 Réalisateur : Jan-Ole Gerster
 Scénariste : Blaz Kutin
 Interprètes : Corinna Harfouch, Tom Schilling, André Jung, Volkmar Kleinert, Rainer Bock, Edin Hasanovic, Mala Emde, Maria-Victoria Dragus
 Photographie : Frank Griebe
 Montage : Isabel Meier
 Musique : Arash Safaian
 Costumes : Anette Guther
 Décors : Kade Gruber
 Producteur : Marcos Kantis, Michal Pokorny, Martin Lehwald pour Schiwago Film
 Distributeur : KMBO

LIENS

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Lara Jenkins


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