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Terra Franca : La critique

Date : 13 / 11 / 2018 à 09h30
Sources :

Unification


Etrangement familier, ce voyage en Terra Franca nous plonge dans l’intimité d’un couple qui vit pourtant à ciel ouvert. Aux yeux de tous.
Rien d’extraordinaire. On pourrait même dire une vie simple et sans artifice. Voire difficile. Partagée par tous les habitants de cette petite ville que l’auteur connait bien.
Pas toujours évident de joindre les deux bouts...

Pour autant, le regard que porte la réalisatrice sur cette vie, et ces personnages, à la fois ordinaires et singuliers, est plein de tendresse et d’intérêt. Il nous permet d’entrer en relation avec cette famille, comme si, à l’instar de Leotonor Teles on les connaissait.

Admirablement bien filmé, ce quotidien en est transcendé. Les cadres bien choisis. Les gros plans, fréquents, nous rapprochent des protagonistes, et surtout d’Albertino au point qu’on a l’impression de savoir ce qu’il pense.
La lumière, le son, travaillés pour mieux immerger le spectateur... qui du coup, se sent transporté directement à Villa Franca et s’y sent comme chez lui. Comme en résonance avec cette famille, faisant partie de la population locale.
Tout est naturel. Même de se trouver là, à s’immiscer dans une histoire familiale personnelle, mais somme toute universelle.

Si le temps peut paraître parfois un peu long, on reste tout de même fasciné par le déroulement des choses. La simplicité du moment.

D’aucuns s’interrogeront sur l’utilité de cette chronique domestique et se gausseront d’une certaine insignifiance dans le propos... c’est qu’ils n’auront pas compris combien le regard que porte Leonor Teles sur ses voisins agit, en douceur, sur une réflexion plus intime, qu’on peut avoir soi-même sur sa propre existence.

Le calendrier qui nous invite à vivre sur l’année entière et les quatre saisons, cette "vie bien ordinaire" a été un défi pour l’équipe tant au niveau tournage que montage. Et le résultat est vraiment réussi.

C’est une sensation étonnante de se fondre ainsi dans un documentaire, comme dans une fiction, alors même qu’il semble y avoir peu d’action... peu de dialogues en vérité. C’est le résultat d’un projet un peu hybride. Car si le documentaire suit les gens, il les met aussi en scène parfois, pour mieux appuyer la circonstance.

C’est une expérience agréable et intrigante.
Intimiste et attrayante.
A voir.

Cinéma du réel Festival International de films documentaires - Prix International de la SCAM 2018, France
Festival International de cinéma documentaire Play Doc 2018, Espagne
Festival de Cannes, Sélection Acid Trip #2 Portugal 2018, France
Festival Visions Sociales La Napoule 2018, France
Festival du film du réel ISREAL Sardinia 2018, Italie
Sheffield DOC/FEST 2018, Royaume-Uni
Rencontres de Charlieu, 2018, France
Festival Regards sur le Travail, 2018, Belgique
Rencontres cinématographiques de Cerbères-Portbouc, 2018, France


SYNOPSIS


Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, Terra Franca fait le portrait de la vie du pêcheur Albertino, entouré de sa femme Dalia et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE


- Durée du film : 1 h 22
- Documentaire
- Titre original : Terra Franca
- Date de sortie : 21 novembre 2018
- Réalisateur : Leonor Teles
- Avec : Albertino Lobo
- Photographie : Leonor Teles
- Montage : Luísa Homem e, João Braz
- Producteur : Filipa Reis, João Miller- GuerraUma Pedra no Sapato
- Distributeur : Dock 66

LIENS


- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Terra Franca



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