Que Dios nos perdone : La critique
Que Dios nos perdone dans le texte, Que Dieu nous pardonne est l’un des meilleurs polars que j’ai vus en ce début des années deux mille.
Construit à dessein, sur le schéma "traditionnel" de ses pairs (et là aussi des meilleurs), films policiers du siècle dernier, ce long métrage de plus de deux heures, file à la vitesse grand V.
Et fait quelques "sorties de route" des plus inspirées, qui tapent dans le mille ! On en redemande !
Extrêmement bien écrite, l’histoire envoûte du début à la fin.
Avec une touche années cinquante pour la noirceur, années soixante dix pour le rythme et l’audace des personnages, quatre-vingt-dix pour l’intérêt scientifique et intemporelle pour la marque du mystère.
Les personnages sont dessinés avec intelligence et magistralement interprétés.
Un très bon scénario, donc, tout aussi remarquablement mis en scène.
Que demander de plus pour un cinéphile amateur de films noirs ?
La lumière... elle aussi des plus soignée. Et "de la belle image". Tout y est.
L’humour décalé, voire un brin de cynisme patinent l’ensemble d’une ambiance morbide à souhait qui a fait les beaux jours du genre.
Ici volontairement "un peu perverti" par l’auteur, qui cherche ainsi à "stimuler les spectateurs". Et c’est réussi !
Les âmes les plus sensibles seront pardonnées, si elles ferment les yeux de temps en temps.
Rodrigo Sorogoyen parvient à surprendre sur un terrain qui semblait archi-connu. Et l’amateur appréciera le confort d’un parfait suspens, maîtrisé et utilisé adroitement. Qui tient en haleine jusqu’au bout.
Qui a envie de neuf au royaume du thriller policier doit vite se précipiter en salle !
Original sous des airs conventionnels.
Excellent.
SYNOPSIS
Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l’improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l’enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion...
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ?
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2 h 05
– Titre original : Que Dios nos perdone
– Date de sortie : 9 août 2017
– Réalisateur : Rodrigo Sorogoyen
– Scénaristes : Rodrigo Sorogoyen, Isabel Peña
– Interprètes : Antonio de la Torre, Roberto Álamo, Javier Pereira
– Photographie : Alex de Pablo
– Montage : Fernando Franco, Alberto del Campo
– Musique : Olivier Arson
– Costumes : Paola Torres
– Décors : Miguel Angel Rebollo
– Producteur : Gerardo Herrero, Mikel Lejarza, Mercedes Gamero
– Distributeur : Le Pacte
LIENS
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