Ben-Hur : La critique
Ben-Hur est la cinquième adaptation cinématographique de l’œuvre de Lew Wallace, Ben-Hur : A Tale of the Christ (1880), dont le film le plus connu est celui de 1959 ayant remporté 11 oscars dont celui de meilleur réalisateur pour William Wyler, du meilleur acteur pour Charlton Heston, du meilleur acteur dans un second rôle pour Hugh Griffith et du meilleur film.
Évidemment, cette dernière version était fort attendue et déjà vilipendée par de nombreuses personnes. Alors certes cette nouvelle mouture est moins bonne que la version oscarisée, mais elle est loin d’être mauvaise. Elle est même plutôt plaisante à regarder.
À vrai dire, deux défauts entachent le film. Le premier est le traitement un peu trop kitch des apparitions de Jésus. Le deuxième, plus dommageable, est la fin du film. J’avoue regretter quelque peu ces dernières minutes trop Hollywoodiennes, d’autant que c’est sur elles que l’on quitte le long métrage.
Le scénario s’éloigne d’ailleurs de l’œuvre originale. Parmi les différences majeures, Messala est le frère adoptif et non plus l’ami de Ben-Hur, les relations qu’il a avec sa sœur n’ont jamais existé ni dans le roman, ni dans le film de 1959 et le personnage du mentor remplace le père romain adoptif de Ben-Hur.
Il faut toutefois avouer que les bons côtés l’emportent le plus souvent et font passer un moment bien agréable. Pour tous les détracteurs, et je suis aussi une grande amatrice du film éponyme susnommé, réussir à faire un film de 2h00 tout en gardant l’essentiel de l’intrigue est une belle prouesse. Les temps ont changé, et si certains peuvent le regretter, des films de 3h30 auraient du mal à passer au cinéma aujourd’hui.
Et bien sûr, on retrouve la fameuse séquence de la galère particulièrement palpitante et impressionnante et surtout l’incroyable course de char, formidablement scénarisée et filmée, qui laisse pantois et en met vraiment plein les yeux. Le moment du film attendu et parfaitement exécuté !
Les décors sont soignés, et même si, tous comme les costumes, ils n’évitent pas certains anachronismes, à vrai dire, on s’en moque quelque peu. Car c’est bien l’impression de se retrouver en l’an 0 de notre calendrier qui compte, et le dépaysement est assuré. Ben-Hur est un film grand spectacle et non pas une fresque historique à la reconstitution minutieuse.
Les acteurs sont plutôt efficaces dans leurs rôles. Si aucun d’entre eux n’est éblouissant, tous se fondent bien dans l’histoire et lui donnent vie. Il faut quand même souligner le rôle du mentor très bien interprété par un Morgan Freeman qui vole la vedette à Ben-Hur lui-même.
Ben-Hur est un spectacle réussi et dépaysant. Cette histoire de vengeance et de rédemption, un peu trop enjolivée, est indémodable et, qu’on la connaisse déjà ou qu’on la découvre pour la première fois, reste toujours efficace. Les effets spéciaux et les cascades sont très bien faits et si la séquence de la galère est saisissante, celle de la course de char est fantastique sans utiliser de chars truqués. Un bon film qui va parfois très vite et qu’il est plaisant de voir sur grand écran, en 2D ou en 3D plutôt réussie, pour en avoir plein les yeux.
Une vengeance haletante à 100 à l’heure. N’arrête pas ton char Ben-Hur !
SYNOPSIS
Ben-Hur retrace l’histoire épique de Judah Ben-Hur, un prince accusé à tort de trahison par Messala, son frère adoptif, officier de l’armée romaine. Déchu de son titre, séparé de sa famille et de la femme qu’il aime, Judah est réduit à l’esclavage. Après des années en mer, Judah revient sur sa terre natale dans le but de se venger. Il va y rencontrer son destin.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2 h 04
– Titre original : Ben-Hur
– Date de sortie : 07/09/2016
– Réalisateur : Timur Bekmambetov
– Scénariste : Keith Clarke, John Ridley d’après l’œuvre de Lew Wallace
– Interprètes : Jack Huston, Morgan Freeman, Toby Kebbell, Rodrigo Santoro, Nazanin Boniadi, Pilou Asbæk, Ayelet Zurer, Marwan Kenzari
– Photographie : Oliver Wood
– Montage : Dody Dorn, Richard Francis-Bruce, Bob Murawski
– Musique : Marco Beltrami
– Costumes : Varvava Avdyushko
– Décors : Naomi Shohan
– Producteur : Sean Daniel, Joni Levin, Duncan Henderson pour Sean Daniel Company
– Distributeur : Paramount Pictures France
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