Chorus : La critique
Chorus est avant tout et par dessus tout, une "expérience de la vie", revendique son auteur. Qui place la mort, la disparition d’un être cher, dans le cycle naturel de l’existence.
Ce qui est moins naturel, en revanche, c’est que cet être disparu, soit un enfant.
Ce qui a brisé ce couple, le reforme l’espace d’un instant, tragique et macabre, celui de la découverte d’un corps, attendue depuis des années entraîne le spectateur dans le triste récit de ces morbides retrouvailles.
A éviter, si on n’a pas le moral...
Le film est sombre. Plutôt théâtral, par moments, comme une tragédie grecque.
Peut-être un peu trop. Parfois surjoué, même, de mon point de vue. Un style. Une sorte de magnificence plombante. Dont le noir et blanc, et certaines scènes semble-t-il, volontairement "artistiques" par leur cadrage, leur longueur, leur opportunité, renforcent l’effet.
Au delà de l’histoire, qui se suffit à elle même, la peinture du chagrin, tout en contraste et en effet lumière, produit un objet singulier, travaillé, plus oeuvre d’art que cinématographique.
La musique est top, les chants sont magnifiques.
Effectivement, une expérience.
DB
Vu le sujet d’une noirceur rarement atteinte, Chorus aurait pu être un film putassier, racoleur, tire-larmes, mais la mise en scène du québécois François Delisle arrive à éviter tous ces écueils et parvient à nous bouleverser grâce à la sobriété de sa mise en scène.
Les acteurs principaux Fanny Mallette et Sébastien Ricard qui jouent le rôle des parents brisés par la disparition de leur enfant sont impressionnants. Dès la première scène du film, où un détenu avoue avoir kidnappé un enfant, on est embarqué dans le drame le plus absolu.
On assiste ensuite à quelques scènes de la vie d’un homme et d’une femme qu’on devine très vite être les parents de l’enfant qui a été évoqué. La femme s’est raccrochée à la musique, en étant membre d’un choeur de musique médiévale qui fait d’ailleurs écho au titre du film. Le mari s’est quant à lui enfui au Mexique au bord de la mer, endroit dont il dit ne plus pouvoir se passer. Ces deux êtres brisés par la disparition de leur fils vont devoir se retrouver.
Comment des parents peuvent-ils se remettre de la disparition de leur enfant et arriver à faire leur deuil ? C’est à cette question que va tenter de répondre le film à travers de nombreuses scènes fortes. Même si la fin est en-deçà de la qualité de tout ce qui aura précédé, on ressort de la salle encore sonné par la beauté des images, la bande son somptueuse et le récit très habilement mené.
S’il n’y avait pas quelques longueurs et un rythme un peu plus soutenu, Chorus aurait probablement pu avoir le statut de chef d’oeuvre. Il en reste pas moins un film qui marquera tous ceux qui l’auront vu et rappellera à chacun à que la vie, aussi dure soit-elle, fini toujours par prendre le dessus.
AN
SYNOPSIS
Le jour où leur fils a disparu, un après-midi après l’école, la vie d’Irène et Christophe s’est brisée. Chacun de son côté a survécu à sa façon, lui au Mexique, elle en reprenant sa carrière au sein d’une chorale.
Dix ans après, un appel de la police les amène à se retrouver…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 36
– Titre original : Chorus
– Date de sortie : 20 janvier 2016
– Réalisateur, Scénariste, Photographie, Montage : François Delisle
– Interprètes : Fanny Malette, Sébastien Ricard, Geneviève Bujold
– Direction Musicale : Henri Marcel Lepage
– Costumes : Caroline Poirier
– Producteur : François Delisle, Maxime Bernard
– Distributeur : UFO Distribution
LIENS
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PORTFOLIO
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