This is Not a Love Story : La critique
Alors, si c’est pas une histoire d’amour, qu’est-ce que c’est !
This is not a love story révèle le meilleur de l’être humain, dans une phase des plus délicate de son existence : que faire auprès d’un être cher en train de mourir ?
Le film aurait pu verser dans le pathétique, il est au contraire plein de joie et de facétie. Il apprend à ceux qui ont le bonheur de ne pas vivre une telle épreuve, qu’on peut vivre auprès de la mort, sans être tout le temps triste.
Ce serait intenable. Accompagner un autre être humain dans son parcours funeste, n’a rien de naturel.
Quand pourtant on y est confronté, il faut bien se résoudre à « continuer à vivre ». Tout autant pour la personne concernée que pour soi-même…
et c’est ici très bien raconté.
Avec simplicité et éloquence, l’auteur nous invite à partager ces quelques mois qui bouleverseront la vie de ses attachants personnages, à jamais.
Le « survivant » qui nous en fait le récit est touchant et on comprend à quel point cette expérience aura changé son destin pour toujours.
La mise en scène façon Gondry amène le propos avec une poésie dont le charme atténue la tristesse. C’est tellement étonnant, qu’on en oublie parfois la fin tragique attendue.
Plusieurs fois d’ailleurs, le jeune protagoniste tente de brouiller les pistes en affirmant que l’issue ne sera pas fatale.
A l’inverse de la célèbre Love Story d’Arthur Hiller (1970), qui traite à peu près le même sujet et dans le quel le couple Ali Mc Graw/ Ryan O’Neal avait ému toute la planète et tiré les larmes de bout en bout, cette "non-love story", nous arrache au contraire, quelques sourires.
Une histoire qui parle d’amitié profonde, d’Amour avec un grand A, s’il en est, celui que rien ne brise, le vrai. Celui qui ne connaît pas de frontière, visible ou invisible. Incarnée avec inspiration.
Si "les âmes sensibles devraient s’abstenir"... je pense que celles qui auront le courage de passer au dessus des préjugés, ne seront pas déçues. Ni effrayées. Certes parler de la mort est toujours délicat. Mais c’est ici fait avec beaucoup de talent.
Un instant magique, à la fois pénible et rassurant.
Un film fort, plein d’espoir.
SYNOPSIS
Greg est un lycéen introverti, adepte de l’autodérision, qui compte bien finir son année de Terminale le plus discrètement possible. Il passe la plupart de son temps avec son seul ami, Earl, à refaire ses propres versions de grands films classiques. Mais sa volonté de passer inaperçu est mise à mal lorsque sa mère le force à revoir Rachel, une ancienne amie de maternelle atteinte de leucémie.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 46
– Titre original : Me and Earl and The Dying Girl
– Date de sortie : 18 novembre 2015
– Réalisateur : Alfonso Gomez-Rejon
– Scénariste : Jesse Andrews
– Interprètes : Thomas Mann, Olivia Cooke, RJ Cyler
– Photographie : Chung-hoon Chung
– Montage : David Trachtenberg
– Musique : Nico Muhly, Brian Eno
– Costumes : Jennifer Eve
– Décors : Gerald Sullivan
– Producteur : Indian Paintbrush
– Distributeur : Twentieth Century Fox France
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