I, Frankenstein : La critique
SYNOPSIS
Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu’à aujourd’hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l’a mené jusqu’à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d’immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s’engager dans un combat aux proportions épiques.
NOTRE AVIS
Les années ont passé depuis que le Dr Frankenstein, en voulant jouer à Dieu, créa une créature vivante. Après avoir erré 200 ans, le monstre, finalement nommé Adam et joué par Aaron Eckhart, attire l’attention sur lui de deux factions en guerre : les démons et les gargouilles. Bien malgré lui, il va jouer le rôle d’arbitre entre les 2 sortes de créatures surnaturelles avec pour enjeu rien de moins que la survie de l’humanité. Et avouons-le, c’est plutôt un comble pour une chose ou un être dépourvu soit-disant d’âme. Adam va donc se trouver dans la position antinomique de héros et parvenir à montrer bien plus de considération pour les humains qu’il aurait cru lui-même.
C’est dans un cadre contemporain que s’inscrit cette histoire mise en scène par Stuart Beattie. Le réalisateur, qui a aussi co-signé le scénario, s’est appuyé sur le comic de Kevin Grevioux bien connu des fans de la Saga Underworld. Aaron Eckart, que nous avons rencontré avant la sortie du film, va plus loin en expliquant que c’est à lui que l’on doit tout : c’est son histoire, ses idées, sa ré interprétation de ce monstre classique, sa volonté de se démarquer des films d’antan. D’ailleurs, contrairement aux films d’épouvantes du passé, on est plutôt ici dans un film d’action pure. Avec un mince scénario sans réelle surprise ou subtilité, on se retrouve presque devant un film de série B ou le but est de dézinguer du démon à tout va. Le film est vraiment riche en combat aussi bien dans les airs qu’au sol et les effets spéciaux qui accompagnent ces scènes sont plutôt réussis.
Pour jouer le monstre il fallait un acteur habitué à jouer des personnages à double personnalité. Et Aaron Eckhart, acteur génial et affreusement mésestimé, a fait un travail remarquable tant physiquement qu’au niveau de l’intensité de son regard noir ou de sa voix. Il apparaît à l’écran tout en muscles, se donne corps et âme et semble vraiment à son aise pour interpréter ce personnage double et trouble, un peu comme Harvey Dent... Qui a oublié sa remarquable performance dans The Dark knight ? A ses côtés, les seconds rôles sont incarnés par des acteurs de tout premier plan tels que Bill Nighy (Pirates des Caraïbes), Miranda Otto (Le Seigneur des Anneaux), Jai Courtney (Die hard 5) ou Yvonne Strahovski (Dexter). Malgré cela, aucun d’eux ne tirent vraiment son épingle du jeu et semblent bien fades face au rayonnement d’Aaron Eckhart. En effet le film plutôt court laisse peu de place pour approfondir les autres personnages et leur relations.
Finalement, le grand intérêt du film est d’avoir su transformer ce monstre classique en un héros des temps modernes comme on les apprécie ces dernières années : sombre et torturé. Rejeté par son père, vivant dans un monde qui n’est pas le sien et hésitant à l’idée de devoir faire confiance aux autres. Coincé entre démons et gargouilles, il ne cesse de se demander au plus profond de lui-même s’il doit sauver le monde ou se sauver lui-même. Et c’est en rencontrant la belle docteur Terra Wessex (Yvonne Strahovski ) qu’Adam va peut-être enfin trouver les réponses qu’il cherche et finir par obtenir une âme et trouver l’amour.
Vrai divertissement aux designs et effets spéciaux vraiment aboutis, idéalement incarné par Aaron Eckhart, I Frankenstein souffre malgré tout d’un manque de densité et de profondeur et l’ennui peut parfois s’inviter dans la surenchère des scènes de combats.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h33
– Titre original : I, Frankenstein
– Date de sortie : 29/01/2014
– Réalisateur : Stuart Beattie
– Scénariste : Stuart Beattie, basée sur le comic de Kevin Grevioux
– Interprètes : Aaron Eckhart, Yvonne Strahovski, Bill Nighy, Miranda Otto, Jai Courtney...
– Photographie : Ross Emery
– Montage : Marcus D’Arcy
– Musique : Johnny Klimek et Reinhold Heil
– Costumes : Cappi Ireland
– Décors : Brian Edmonds
– Producteur : Lakeshore Entertainment et Hopscotch Features
– Distributeur : Metropolitan Films
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