
Lettre à Momo : La critique
SYNOPSIS
Momo, une fillette de onze ans, quitte Tokyo pour s’installer avec sa mère sur une petite île où le temps semble s’être arrêté.
Cependant, des phénomènes surprenants commencent à se produire...
Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. Les deux femmes vont habiter chez l’oncle et la tante d’Ikuko qui se réjouissent de voir arriver un peu de sang neuf sur leur île vieillissante. La maison de famille n’a pas changé depuis des années. Ikuko rayonne de bonheur à l’idée de la retrouver. Pour elle, ce décor est tout simplement merveilleux ; pour Momo, il est propice à l’ennui d’autant qu’elle n’y connaît encore personne.
Guidée par sa mère pour faire la connaissance des jeunes de l’île et aussitôt prise sous la protection du gentil Yota, Momo ne parvient cependant pas à intégrer la sympathique bande. Le jour où elle est invitée à sauter dans l’eau du haut d’un pont, elle n’y arrive pas. Elle a la tête ailleurs. Elle aimerait savoir ce que son père a voulu lui écrire avant de disparaître. Elle se souvient de la dernière fois où elle s’est disputée avec lui et se sent coupable. Un jour, elle distingue une ombre aux côtés de sa mère. Puis, dans le grenier de la maison, elle découvre que les figures d’un roman illustré ont disparu et elle entend des bruits suspects. Elle prend peur...
NOTRE AVIS
Ravissant, ce dessin animé reprend tous les codes qui plaisent aux amateurs d’animation nippone.
Et raconte une histoire étrange, pleine d’images et de créatures bizarres, sans pour autant effrayer le (jeune) spectateur. Destiné aux enfants, ce film s’adresse tout autant à leurs parents, qui découvriront peut-être, eux aussi, le message qu’il porte. Gravé dans l’intime et livré avec délicatesse.
Un sujet aussi complexe que le deuil d’un parent pour un jeune enfant trouve dans l’imaginaire et la réalisation d’Hiroyuki Okiura une expression douce et inspirée : « Je suis persuadé que nous avons tous le désir de rester connectés avec ceux que l’on aime et qui ne sont plus parmi nous. Je voulais réaliser un film autour de ce sentiment universel. Aborder un thème aussi dramatique et délicat que la mort n’est pas simple, mais dans Lettre à Momo, la présence des yōkai apporte une dimension comique qui m’a permis d’éviter toute lourdeur. »
La fameuse lettre, restée en suspens, laisse à Momo toute latitude d’imaginer ce que son père voulait lui dire, avant de disparaître. On suit son cheminement insulaire, loin de tout, avec intérêt.
Le récit est bien mené, bien rythmé, les images sont superbes. C’est joli, pudique, jamais triste.
Convient à tout public.
Très beau conte fantastique. Enchanteur.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2 h
– Date de sortie : 25 septembre 2013
– Titre original : Momo e no tegami
– Réalisateur : Hiroyuki Okiura
– Scénariste : Hiroyuki Okiura, Toshiyuki Nishida
– Directeur photo : Koji Tanaka
– Voix originales : Karen Miyama, Yûka
– Directeur de l’animation : Masashi Ando
– Musique : Mina Kubota
– Producteur : Kadokawa Shoten Publishing Company
– Distributeur : Les Films du Préau
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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