
Le Congrès : La critique
SYNOPSIS
Robin Wright (qui joue Robin Wright), se voit proposer par la Miramount d’être scannée. Son alias pourra ainsi être librement exploité dans tous les films que la major compagnie hollywoodienne décidera de tourner, même les plus commerciaux, ceux qu’elle avait jusque-là refusés. Pendant 20 ans, elle doit disparaître et reviendra comme invitée d’honneur du Congrès Miramount-Nagasaki dans un monde transformé et aux apparences fantastiques…
NOTRE AVIS
C’est l’histoire d’un monde fantasmé où le talent peut être copié et manié à volonté. Celui d’un monde où l’homme perd toute importance car devenu remplaçable. Si Le Congrès était une critique, ce serait donc tout d’abord celle du système hollywoodien. Où la survie d’un acteur ne dépend que de sa volonté à s’effacer ou non face au profit, face aux films "qui marchent". Pour ce faire, le film va partir d’un angle pour le moins nouveau, la critique de la carrière de Robin Wright par Robin Wright. Ainsi, on lui reprochera d’être passé de l’ombre à la lumière grâce au succès de films devenus des classiques pour ensuite avoir privilégié de plus petits films, pour ne pas dire indépendants. De là, le scanner de son image lui sera proposé et finalement accepté, enfonçant ainsi l’actrice dans une torpeur qu’on lui imaginait lorsqu’elle s’amusait à jouer des productions indépendantes, et qui ici se réalise.
Le film est découpée en deux parties, la seconde plus longue que la première. Si le début nous proposait une histoire qui relevait plus d’une drame cynique avec une vraie fausse Robin Wright obligée d’accepter d’être scannée, la suite située 20 ans plus tard où pléthore de rôles de séries B ont été depuis acceptés par les alias de Robin Wright, se transforme plutôt en essai d’aventures. Une explosion de couleurs arrive aux yeux du spectateur en même temps que des vagues sans fin d’idées de mise en scène s’écoulent au fil des minutes. Ainsi, Le Congrès relève tout autant d’un Inception sous acide que d’un film d’animation par Leos Carax en colère.
Mais ce que nous offre Ari Folman, c’est finalement une fable sur la dépression et la peur de rester seul. Sous les feux des projecteurs un jour, l’actrice va peu à peu perdre de son intérêt au profit d’un autre "Moi", c’est-à-dire d’une actrice au talent tout aussi potentiel mais acceptant plus de choses. On retiendra particulièrement cette sublime entretien entre Robin Wright et son agent, campé par Harvey Keitel lors du scanner de l’actrice clôturant la première phase du film. Nous faisant passer par mille émotions, Le Congrès ne peut laisser personne indifférent, pas même celui qui ne jure que par les films d’action guidés par le staff d’Expendables.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2 h 22
– Titre original : The Congress
– Date de sortie : 3 juillet 2013
– Réalisateur : Ari Folman
– Scénariste : Ari Folman et d’après le roman "The Futurological Congress" de Stanislaw Lem
– Interprètes : Robin Wright, Harvey Keitel, Jon Hamm, Paul Giamatti, Kodi Smit-McPhee, Danny Huston, Sami Gayle, Michael Stahi-David
– Animation : Yoni Goodman
– Effets Spéciaux : Roly Nitzan
– Son : Aviv Aldema
– Producteurs : Bridgit Folman Film Gang - Pandora Film - Opus Film - Paul Thiltges Distribution - ARP - Entre chien et loup
– Distributeur : ARP Selection
LIENS
– Lien vers site officiel du film
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– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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