
Trance : La critique
SYNOPSIS
Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, il reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau.
Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon.
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.
NOTRE AVIS
Décidément, le réalisateur britannique d’origine irlandaise Danny Boyle n’est jamais là où on l’attend, et Trance en est un nouvel exemple.
Danny Boyle est en effet un touche à tout qui s’essaie à tous les genres : le drame avec la trilogie Bag of Money Trilogy, (composée de Petits meurtres entre amis, 1994, Trainspotting, 1996 et Une vie moins ordinaire, 1997), la superproduction avec La Plage en 2000, le thriller fantastique avec 28 jours plus tard en 2001, le film de science-fiction Sunshine en 2007, le multi-oscarisé Slumdog Millionaire en 2007... il nous a même régalé l’été dernier avec Isles Of Wonder, le spectacle d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres.
Le point commun de toutes ses productions ? Elles ont presque toutes, en plus d’être reconnues par la critique et les spectateurs, révolutionné un genre... et Trance ne fait pas exception à la règle, loin de là.
Sur le papier, l’histoire semble se résumer à un thriller dramatique, un film de voleurs et de gangsters. Au milieu du face à face James McAvoy / Vincent Cassel, se retrouve embringuée bien malgré elle Rosario Dawson.
Mais c’est bien plus qu’un thriller que nous livre Danny Boyle, c’est un film noir dont il révolutionne complètement les règles. C’est violent, souvent dérangeant, tant il détaille certaines scènes (violence, torture, sexe)... si le réalisateur ne détourne pas l’œilleton de sa caméra, le spectateur lui le fera de temps en temps.
La réalisation est magistrale, le trio d’acteurs absolument parfait (James McAvoy confirme tout le bien que l’on pense de lui, Vincent Cassel joue sans fioritures ni mimiques et on se réjouit que Rosario Dawson tienne enfin un rôle principal), l’ambiance pesante et la photographie magnifique. Avec ses couleurs orangées et ses contrastes, on se croirait dans un tableau et non pas dans des scènes sommes toutes quotidiennes et / ou banales.
Petit écueil du film : le scénario un peu trop compliqué qui perd le spectateur.
"Bernés" par nos attentes dans le déroulé de la première moitié du film, on se retrouve au milieu avec un net sentiment de trahison et de lassitude : c’est bien beau, mais où va-t-on tant on est sûr de deviner tout ce qui va se passer dans le film.
Après un petit passage à vide niveau rythme au milieu du film, la dernière demi-heure entraîne le spectateur dans une course effrénée, où tous les petits cailloux que le réalisateur a semé depuis le début trouvent leur sens.
Le réalisateur prend même le temps de tout nous expliquer en détails, signe peut-être qu’il a conscience de la trop grande complexité de son scénario et de spectateurs qui ont pu "décrocher" ?
Mon conseil : ne vous laissez pas trop tenter par les extraits vidéos, au pire contentez-vous de la bande-annonce (ci-dessous) et laissez le film vous surprendre...
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 35
– Titre original : Trance
– Date de sortie : 8 mai 2013
– Réalisateur : Danny Boyle
– Scénaristes : John Ahearne et John Hodge
– Interprètes : James McAvoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson
– Directeur photo : Anthony Dod Mantle
– Musique : Rick Smith
– Costumes : Suttirat Larlarbn
– Producteur : Christian Colson
– Distributeur : Pathé
LIENS
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PORTFOLIO
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