
G.I. Joe Conspiration : La critique
SYNOPSIS
Après avoir été trahie et décimée par une organisation terroriste, l’équipe des G.I. Joe réalise que le gouvernement a été infiltré et que notre monde est au bord de la destruction. Sans alliés, sans renforts et sans personne à qui se fier, Roadblock et ses G.I. doivent identifier l’ennemi pour tenter de sauver notre civilisation. Ils font alors appel à celui qui a donné son nom à leur corps d’élite : Joe Colton.
NOTRE AVIS
Et nous voici de retour (ou non d’ailleurs, le réalisateur Jon Chu ayant répété à plusieurs reprises que le film pouvait aussi être vu seul, tel un reboot du fait de sa masse de nouveaux personnages) dans le monde ultra-stéréotypé des GI au doux nom de Joe. De base, ne serait-ce qu’avec l’affiche, on sait à peu près vers quoi on s’engage. On espère ne pas être trompé sur la marchandise.
Je parlais de reboot plus tôt, parlons d’abord de ceux qui reviennent. Ils ne sont pas légion. Nous retrouvons donc Ray Park et Lee Byung-hun pour jouer les frères ninjas Snake Eyes et Storm Shadow, Channing Tatum qui redevient Duke (à la storyline totalement saisissante) et enfin Jonathan Pryce qui interprète le président des États-Unis, lui-même interprété par le vil et métamorphe Zartan depuis la fin du premier opus. D’ailleurs, Jonathan Pryce est sans surprise le meilleur morceau de ce casting bien (trop) musclé.
Le reste du casting n’est que nouveautés. On découvre un The Rock en commandant des GI Joe renégats nous servant la soupe. C’est finalement tout ce qu’on lui demandait. D.J. Cotrona, un bleu parmi les Joe, est totalement transparent. Ray Stevenson ne fait pas spécialement d’étincelles et joue un Firefly simplement "méchant". Adrianna Palicki et Elodie Yung sont quant à elles les filles du casting, et malheureusement pour elles, guère plus. Enfin, last but not least (puisqu’il tient à lui tout seul l’entière promo du film), Bruce Willis débarque parmi les Joe. Il est justement celui qui a donné le nom à cette unité. Pour ce rôle, Bruce fait donc du Willis. Il s’amuse à faire sauter tout ce qui l’entoure tout en se préservant quand même (le personnage apparaît surtout dans la seconde moitié du film au final). Enfin, il ne s’agirait pas d’oublier que bien que peu d’acteurs du premier opus soient revenus (on voit courir au loin le petit JGL qui a eu l’ingénieuse idée de prendre ses jambes à son cou), certains des personnages liés à ces acteurs disparus reviennent tout de même dans le film interprétés par d’autres acteurs.
Donc, nous voici arrivés devant ce qu’il devrait être un plus pur film d’action. Est-ce le cas ? Oui. Ça tire, ça fait des sauts de ninja de folie, ça nous offre des effets-spéciaux pas piqués des hannetons, ça met du petit rock en fond sonore des phases de préparation, ça survit aux pires des situations et ça met par conséquent au placard toute notion de réalisme (même pas une minute de film se sera écoulée que The Rock et ses hommes vont avoir l’ingénieuse idée de se planquer sous un lampadaire allumé en plein milieu d’une zone sécurisée, et cela sans être importunés par les gardes alentours bien sûr). Bref, on n’est vraiment pas trompé.
Le film a-t-il des messages à transmettre ? Non... Enfin, si, mais par omission peut-être. Le métrage a certainement été écrit par une équipe d’américains décontractés en tongs qui n’avait pas spécialement envie de se fatiguer à écrire quelque chose qui serait soit refusé par les patrons, soit mis de côté par un public qui n’attendait que du gros calibre. Au final, le film est donc supra-américanisé. Les États-Unis sont au centre du monde et contrôlent tout. Idée peu préjudiciable puisqu’on la retrouve dans la plupart des films du genre. Le sexisme latent du film est sans doute plus préjudiciable. Les rares femmes du casting ne sont là que pour être des femmes. On ne manque donc pas les plans sur le bas de l’anatomie de ces dames. Le manque de profondeur de ces personnages féminins est cependant à contrebalancer par le fait que bon nombre de personnages masculins sont aussi peu étoffés (Flint est un personnage GÉ-NIAL).
Peu de mauvaises surprises sur ce GI Joe donc, on a ce qu’on pensait trouver. Un film où ça utilise de l’arme à feu, de l’explosif, des bras musclés, des jolies filles pour un public ne demandant qu’à être diverti, mais surtout pas à être importuné par une réflexion métaphysique à la merveille ou simplement par un scénario à tiroir Nolanien. Non, tout est limpide, clair et sans surprise. Si c’est ce que vous voulez, allez-y.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 39
– Titre original : G.I. Joe : Retaliation
– Date de sortie : 27 mars 2013
– Réalisateur : Jon M. Chu
– Scénariste : Rhett Reese et Paul Wernick
– Interprètes : Bruce Willis, Channing Tatum, Dwayne Johnson, Adrianne Palicki, Ray Park, Ray Stevenson, RZA et Joseph Mazzello
– Directeur photo : Stephen F. Windon
– Musique : Henry Jackman
– Décors : Andrew Menzies
– Costumes : Louise Mingenbach
– Producteur : Lorenzo di Bonaventura et Brian Goldner pour Paramount Pictures, Skydance Productions, Di Bonaventura Pictures et Hasbro, Inc.
– Distributeur : Paramount Pictures France
LIENS
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PORTFOLIO
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