
La Chasse : la critique
SYNOPSIS
Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s’applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent. Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit. Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s’illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible. La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l’hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité.
NOTRE AVIS
Du très bon cinéma. On entre dans le jeu dès les premières minutes et on n’en sort que lorsque la lumière se rallume. Le suspens et les rebondissements sont parfaitement dosés du début à la toute fin du film. C’est poignant, captivant, on se sent presque aussi piégé que le malheureux protagoniste.
On suit avec désespoir le personnage qu’on sait innocent dès le début, et on voit le monde s’écrouler autour de lui, irrémédiablement. On assiste (avec une pointe de culpabilité, en se demandant comment on aurait réagi soi-même), à cette magistrale erreur de jugement, véritable monument à la "connerie humaine". Et à ce que peut générer de pire l’hystérie collective.
C’est si bien ficelé que ça donne envie de crier. Mais enfin, vous ne voyez pas ce qui se passe ? Vous êtes tous dingues !
La mise en scène est d’une redoutable efficacité, le jeu des acteurs impeccable et précis. Un Prix d’interprétation masculine pour Mads Mikkelsen au Festival de Cannes 2012, amplement mérité. Chaque scène fait mouche. Presque deux heures et on trouve ça trop court. Car la fin nous laisse pantois. Qu’est-ce qui peut encore biens se passer après ça ?
Le cauchemar ne semble pas terminé.
« La pensée est un virus » déclare Thomas Vinterberg à propos de La Chasse et la description qu’il fait de la propagation de ce virus est plus qu’alarmante. C’est littéralement "flippant". C’est une "version moderne de la chasse aux sorcières", inspirée par l’étude d’un psychologue sur "les faux souvenirs induits, chez les enfants, et leur imagination". Et de fait, les dégâts que cela peut entraîner...
Le choix de la population, des chasseurs et leurs familles n’est pas anodin. Qui du gibier ou du chasseur est ici légitime ?
La Chasse est un objet cinématographique d’une extraordinaire qualité. Un film magnifiquement photographié, parfaitement interprété, magistralement réalisé, évoquant douloureusement un sujet des plus sensibles, avec intelligence et émotion. Tout est là pour faire un grand film.
Maintes fois nominé, plusieurs fois récompensé, à juste titre, cette œuvre, à ne, peut-être, pas mettre devant "tous les yeux" (âmes sensibles s’abstenir), est néanmoins, sans conteste, un des meilleurs films ce cette année 2012.
Excellent.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 51
– Date de sortie : 14 novembre 2012
– Titre original : Jagten
– Réalisateur : Thomas Vinterberg
– Scénaristes : Tobias Lindholm , Thomas Vinterberg
– Acteurs : Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Annika Wedderkopp, Lasse Fogelstrøm et Susse Wold
– Directeur photo : Charlotte Bruus Christensen
– Décors : Rasmus Balslev-Olesen
– Costumes : Manon Rasmussen
– Musique : Nikolaj Egelund
– Producteur : Zentropa Entertainments
– Distributeur : Pretty Pictures
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
<album|id_article= 23708>
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.




















