
Martha Marcy May Marlene : La critique
Date de sortie cinéma : 29 février 2012
Titre original : Martha Marcy May Marlene
LE FILM
Synopsis :
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.
Après avoir fui une secte et son charismatique leader, Martha tente de se reconstruire et de retrouver une vie normale. Elle cherche de l’aide auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son beau-frère avec qui elle n’avait plus de contacts, mais elle est incapable de leur avouer la vérité sur sa longue disparition. Martha est persuadée que son ancienne secte la pourchasse toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu...
Ce qu’on en pense :
Les films indépendants sont souvent stigmatisés. On les range tantôt dans le cinéma dit « intellectuel » (sous entendu assez hermétique - pas facile à comprendre), tantôt expérimental, pas plus facile d’accès.
C’est oublier que nombre de cinéastes restent indépendants des « grandes enseignes » de production pour des raisons le plus souvent pratiques : à savoir, qu’il est assez rare qu’elles portent le projet d’un débutant. Il faut donc se faire connaître. Et donc, « commencer quelque part ».
Vive les festivals donc, comme celui de Sundance (Prix de la mise en scène 2011) ou de Cannes (sélection « Un certain regard ») qui donnent leur chance aux nouveaux réalisateurs et à ce film une visibilité plus large.
Martha Marcy May Marlene est un film singulier, dans le sens où il aborde un sujet complexe. Mais avant tout un sujet. C’est l’histoire d’une jeune femme avant tout. Et d’elle seule. Même si la situation dans laquelle l’auteur l’a plongée concerne la société dans son ensemble.
Le pitch, c’est que Martha s’est enfuie d’une secte, dont on apprend en l’observant la manière d’opérer, comment elle a tout d’abord « captée » Martha, puis l’a « nettoyée » (selon la propre expression utilisée par ses acolytes) pour « l’assimiler ». Cela fait un peu peur.
En dépit d’un rythme un peu lent, le film, tronçonné en instants présents et passés, capte l’attention et s’insinue dans la pensée. Car ne croyez pas en avoir fini avec ce film avec la fin de la projection. C’est le genre d’histoire qui continue à faire réfléchir, longtemps après. Pas vraiment « prise de tête », mais de nature à « appuyer là où ça fait mal »…
Réalisé avec soin et harmonieux dans le ton comme dans le discours, même si quelques scènes "un peu crues" peuvent choquer, c’est un film qui interroge mais n’est jamais ennuyeux, ou pompeux.
La photo est impeccable, la musique juste ce qu’il faut, dans le ton.
La distribution est parfaite et les acteurs de grande qualité bien que pas (encore) de grandes vedettes.
Intéressante histoire, intéressante réalisation.
Du bon, du très bon cinéma.
A voir.
LA FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 41min
– Réalisateur : Sean Durkin
– Scénariste : Sean Durkin
– Acteurs : Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson
– Directeur photo : Jody Lee Lipes
– Costumes : David Tabbert
– Musique : Saunder Jurriaans, Dani Bensi
– Producteur : Josh Mond, Borderline Films, This is That
– Distributeur : Twentieth Century Fox
ON EN PARLE
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