
Underworld 4 - Nouvelle ère : La critique
Date de sortie cinéma : 8 février 2012
Titre original : Underworld : Awakening
LE FILM
Synopsis :
L’action se déroule après la fin du second film. Sélène se réveille des années après avoir été capturée par… Les humains. Loup-Garous et Vampires sont désormais les proies des humains qui luttent activement et efficacement contre ce qui est alors considéré comme un fléau, une maladie dangereuse. Elle découvre un monde ou les vampires se cachent et ou les lycans sont des bêtes aux abois réfugiées dans les égoûts. Mais également une jeune fille qui pourrait bien être sa descendance, et celle de Michael l’hybride, mais qui aurait été élevée en secret, dans un but des plus mystérieux. Lutter avec des armes à feu ne suffira pas cette fois, bien que les occasions de se battre ne manquent pas, il faudra gagner la confiance de la jeune fille, des survivants vampires et déjouer un complot qui dépasse les Hommes.
Ce qu’on en pense :
Qu’Underworld soit apprécié ou non, nous avons eu droit à une confrontation entre deux monstres sacrés du cinéma fantastique, les loup-garous (Lycans) et les vampires expliqués et exploité en long et en large dans les trois premiers opus. Quelques éléments et acteurs sont communs à ces trois films, dont le créateur de monde et de monstre, le français Patrick Tatopoulos (on lui doit l’aspect visuel de I, Robot, Godzilla, Independence Day et bientôt le remake de Total Recall …), et bien sûr Kate Beckinsale (bien qu’elle ne soit pas dans le 3e film, mais c’est normal).
Les pistes à explorer ne manquaient pas à la fin du deuxième film, mais cette « nouvelle ère » s’ouvre sur plusieurs aspects qui semblent quand même bien légers : éradication de la menace lycane et vampire par des humains qui compensent en nombre ce qu’ils perdent en puissance, petite apparition d’un Michael bien faible au profit d’une Sélène omni présente mais bien peu efficace, apparition d’une fille hybride dont on se demande bien comment elle aura été menée à terme, ou même élevée sans que cela ne mène, avant les événements du film, à de cruelles déceptions de la part de ses géoliers. Cela et un développement entendu et risible de simplicité qui n’est pas décelé une seconde par nos héros aux dents longues ; tout cela dans un monde qui semble se limiter à une ville à la fois moderne (gratte-ciels, peu ou pas de verdure, béton et verre) et figée dans les années 70-80 (à en juger par les véhicules, la mode vestimentaire, l’utilisation rustre de la téléphonie mobile ou des ordinateurs).
Le film regorge d’incohérence, et l’interprétation des acteurs n’aide pas à croire une seconde à cette suite qui n’amène à rien. La chorégraphie des combats n’égale en rien celle des précédents films, ni même le design des monstres, loin d’égaler celui des originaux. Côté acteur, mis à part Kate Beckinsale qui ne se sépare pas de sa tenue moulante, son corset et ses bottes compensées, on notera en ancien des Vampires l’apparition d’un Charles Dance un peu faiblard alors qu’il est le paternel redouté et respecté des Lannister dans Le trône de fer, et Theo James en bellâtre Vampire contestataire que l’on a vu également dans Downtown Abbey.
En résumé, une heure et demi qui semble bien longue et ou l’esprit des premiers films, loin d’avoir été respecté, semble mal parodié. Le potentiel d’Underworld semble incompris ou très mal exploité. On attendait mieux du retour de Kate Beckinsale, et le film, quoi qu’en dise les slogans, n’a rien d’une véritable histoire de vampires, qui font, pour le coup, assez pâle figure.
LA FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h30
– Réalisateur : Måns Mårlind et Björn Stein
– Scénariste : Len Wiseman, John Hlavin, J. Michael Straczynski et Allison Burnett
– Acteurs : Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael Ealy, Theo James,
India Eisley, Sandrine Holt et Charles Dance
– Directeur photo : Scott Kevan
– Décors : Claude Paré
– Costumes : Monique Prudhomme
– Musique : Paul Haslinger
– Producteur : Tom Rosenberg, Gary Lucchesi, Len Wiseman et Richard S. Wright pour Lakeshore Entertainment, Screen Gems Inc, Saturn Films, Sketch Films etUW4 Productions
– Distributeur : SND
Remerciements à Etienne Lerbret et Anaïs Lelong
ON EN PARLE
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