
La colline aux coquelicots : La critique
Date de sortie cinéma : 11 janvier 2012
Titre original : Kokuriko zaka kara
LE FILM
Synopsis :
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer...
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.
Ce qu’on en pense :
Un nouveau film du Studio Ghibli est pour beaucoup de fans un évènement, ils ont les yeux qui brillent rien qu’à l’évocation du nom du célèbre studio japonais d’animation.
Il faut dire que certaines de leurs productions ont marqué les esprits : Le Château dans le ciel, Le Tombeau des lucioles ou encore, et surtout, Princesse Mononoké.
Mais tous ces films ont été réalisés par Hayao Miyazaki, co-fondateur du Studio Ghibli avec Isao Takahata. La Colline aux coquelicots est l’œuvre de Gorō Miyazaki, le fils d’Hayao, à qui l’on doit Les Contes de Terremer, sortis en 2006. Et, tout comme dans cette précédente réalisation, la différence se fait sentir. Le fils, qui avait toujours refusé (jusqu’en 2005, date à laquelle il s’attelle au storyboard des Contes de Terremer) de marcher sur les traces de son illustre paternel, est loin d’être son égal, encore moins son successeur.
Si l’on entrevoit dans La Colline aux coquelicots ce qui est la marque de fabrique du Studio Ghibli, (le respect du passé par la renaissance du vieux foyer), c’est (malheureusement) bien le style Gorō Miyazaki que l’on retrouve principalement ici : un film bien trop lent, sans la moindre surprise. Au premier tiers du film, on s’ennuie ferme et on regarde sa montre. Le sentiment d’ennui n’est en rien aidé par une projection en vostfr, on est obligé de se concentrer sur les sous-titres (et donc la partie basse de l’écran) plutôt que sur les visages (partie haute de l’écran).
Une des remarques du héros s’applique assez bien au film « On dirait un mauvais mélodrame » … c’est effectivement le sentiment qui nous envahit au fur et à mesure que l’histoire se déroule … la situation est convenue (deux êtres attirés l’un par l’autre mais qui ne peuvent être ensembles), beaucoup de sentimentalisme et une explication peu vraisemblable qui permettra à nos deux petits héros de pouvoir l’être.
Le graphisme est certes plaisant (bien qu’il commence à dater) mais il n’a rien d’extraordinaire, les expressions faciales des protagonistes manquent de profondeur. Certains salueront la musique, qui a le mérite d’être un peu plus moderne de par sa coloration jazz, mais ce n’est pas ça qui fera du film un chef d’œuvre.
Bref, on peut faire à La Colline aux coquelicots le même reproche qu’aux Contes de Terremer … lenteur et absence de prise de risques.
Et de se demander pourquoi La Colline aux coquelicots est sorti en animation plutôt qu’en film fait d’acteurs de chair et de sang …
Et je cherche toujours les coquelicots !!
LA FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h31
– Réalisateur : Goro Miyazaki
– Scénaristes : Hayao Miyazaki, Keiko Niwa d’après l’oeuvre de Tetsurō Sayama et Chizuru Takahashi
– Acteurs : Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, Yuriko Ishida, Rumi Hiiragi, Jun Fubuki, Takashi Naito, Teruyuki Kagawa
– Directeur photo : Atsushi Okui
– Musique : Satoshi Takebe
– Producteurs : Toshio Suzuki, Tetsurō Sayama, Chizuru Takahashi pour Le Studio Ghibli, Nippon Television Network Corporation, Dentsu,
Hakuhodo DY Media Partners, Walt Disney Company, Mitsubishi Corporation, Toho Company Ltd. et KDDI Corporation
– Distributeur : The Walt Disney Company France
ON EN PARLE
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