Evil Dead Burn : La critique
EVIL DEAD BURN
– Date de sortie : 08/07/2026
– Titre original : Evil Dead Burn
– Durée du film : 1 h 51
– Réalisateur : Sébastien Vanicek
– Scénaristes : Sébastien Vanicek, Florent Bernard
– Interprètes : Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Maude Davey, Erroll Shand, Keanu Karim, Tapiwa Soropa, George Pullar
LA CRITIQUE
Evil Dead Burn est un très bon film s’inscrivant dans la franchise créée par Robert G. Tapert, qui est d’ailleurs producteur de cette nouvelle œuvre, et de Sam Raimi.
Le scénario du réalisateur français Sébastien Vanicek et de Florent Bernard, tourne autour d’une jeune femme se rendant dans une réunion de famille du côté de son mari qui va vite tourner au cauchemar, alors qu’une entité maléfique les a ciblés.
C’est une comédienne suisse, Souheila Yacoub qui incarne magnifiquement ce personnage principal d’origine française. Un choix assumé par le réalisateur qui voulait proposer un individu auquel il pouvait s’identifier en tant que français, préférant écrire sur ce qu’il maîtrise que d’inventer une personne née dans un autre pays où il ne connaît pas tous les codes sociaux.
De plus, celui-ci évoque un autre sujet, extrêmement fort, qui se trouve au cœur de l’œuvre horrifique et qui possède en lui un potentiel cauchemardesque presque plus important qu’une créature maléfique répandant la destruction et la mort sur son passage.
Souheila Yacoub est vraiment impressionnante en femme essayant de se reconstruire. Hunter Doohan est très bon en beau-frère sympathique de cette dernière. Tandi Wright est impeccable en mère de famille. Erroll Shand est formidable dans le rôle de son époux. Luciane Buchanan est intéressante en autre belle fille. Maude Davey est très juste en grand-mère ayant des problèmes de mémoire. Et George Pullar est superbe en époux du personnage principal.
Le film de Sébastien Vanicek est très efficace. Il bénéficie de séquences remarquables et de plans absolument magnifiques qui restent longtemps en mémoire. Entre les scènes d’une grande violence, l’atmosphère malaisante qui devient de plus en plus insoutenable et des affrontements dantesques, et parfois terrifiants, on en prend vraiment plein les yeux.
Ainsi, les amateurs d’horreur pure se feront extrêmement plaisir devant une telle proposition cinématographique qui n’hésite pas à employer beaucoup d’hémoglobine et à montrer des horreurs de plus en plus dérangeantes. Il faut d’ailleurs bien rester jusqu’à la fin du générique final afin d’assister à une ultime scène particulièrement jubilatoire.
L’œuvre fait preuve d’une véritable originalité et n’est ni le remake, ni la suite, ni le prequel de l’un des opus précédents. On retrouve évidemment la fameuse incantation qui est source de toute la violence à venir, mais le traitement est différent et permet aussi bien aux non-connaisseurs, qu’aux fans de la saga, de se faire plaisir devant cette nouvelle proposition.
Le travail fait sur les décors par Nick Cannon est très réussi. La maison où se passe principalement l’intrigue a une grande personnalité et elle est très bien étudiée pour permettre à de nombreuses séquences de se renouveler sans arrêt, en bénéficiant des différentes pièces que l’on y découvre progressivement.
Les effets spéciaux sont d’une très belle facture. Entre les effets numériques, les projections de sang et le travail effectué sur les différentes prothèses, l’horreur pure s’invite régulièrement au cœur de ce drame familial qui prend une ampleur de plus en plus importante.
Le montage de Maxime Caro est aussi extrêmement efficace, enchaînant différents points de vue, notamment celui du personnage principal qui est confronté au mal. Tandis que la belle photographie de Philip Lozano capte bien les environnements variés proposés et permet aux passages se déroulant dans la nuit, et dans le noir, d’être toujours lisibles.
De plus, la belle composition de Xavier Caux et de Douglas Cavanna renforce une immersion importante au cœur de ce cauchemar éveillé reposant aussi bien sur le surnaturel et sur des jump scare que sur de très belles suggestions visuelles liées à une mise en scène inventive. Tandis que la véritable horreur sourde à laquelle le personnage principal a longtemps été confronté dans sa vie privée prend des proportions inattendues.
Evil Dead Burn est un très bon film d’horreur qui garde bien l’esprit du début de la franchise, en se focalisant une maison perdue dans les bois. Il fait une proposition horrifique qui fonctionne parfaitement et il s’agit vraiment de la vision de Sébastien Vanicek de cette licence horrifique, qui a eu l’aval de Robert G. Tapert pour lui offrir le director’s cut qu’il voulait. Son histoire donnant l’occasion de réfléchir sur la notion de véritable monstre, qui n’est pas forcément d’origine surnaturelle, associée à une mise en scène brillante et inventive et à une très belle interprétation, permettent d’obtenir un film violent et sombre qui fonctionne parfaitement.
Impressionnant et efficace.
SYNOPSIS
Après l’enterrement de son mari, Alice se rend dans la maison isolée de sa belle-famille pour partager un dernier repas à sa mémoire. Mais la réunion familiale bascule dans l’horreur lorsque ses proches se transforment, l’un après l’autre, en créatures démoniaques. Confrontée à cet enfer, Alice découvre que les vœux prononcés autrefois continuent de la lier à son mari… bien au-delà de la mort.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Philip Lozano
– Montage : Maxime Caro
– Musique : Xavier Caux, Douglas Cavanna
– Costumes : Sarah Voon
– Décors : Nick Cannon
– Producteurs : Sam Raimi, Robert G. Tapert pour Ghost House Pictures
– Distributeur : Metropolitan FilmExport
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
GALERIE PHOTOS
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.















