The Mask : Le regard de Chuck Russell sur une franchise d’anthologie
En parlant des 30 ans de L’Effaceur, Chuck Russell a eu le temps de revenir à une franchise qu’il a lancé en 1994 et qui n’a pas été rééxploitée depuis 2005 : The Mask. Le cinéaste explique son approche sur une potentielle vraie suite avec Jim Carrey...
"On parle toujours [d’une suite de The Mask]", confie Russell. "Il y a eu une suite, n’oublions pas Le Fils du Mask, que j’ai refusé de faire. Ils ont eu la gentillesse de me proposer la réalisation, mais la comédie est plus difficile que l’action. The Mask contient de la comédie et de l’action, mais c’était avant tout une comédie. Le ressort comique de ces films doit être parfaitement maîtrisé, car on peut rendre un thriller plus haletant. On peut faire un film d’action plus ambitieux, mais la comédie est plus difficile. On me demande toujours si je devrais faire une suite à The Mask. Ce serait formidable de revenir, surtout avec Jim, mais on verra. Ce n’est pas encore prêt, mais c’est une excellente idée."
Adapté des comics de 1991 de John Arcudi et Doug Mahnke, The Mask est l’histoire de Stanley Ipkiss (Carrey), un employé de banque maladroit et timide qui découvre un masque magique le transformant en un personnage à la peau verte, un fauteur de troubles lié au dieu de la malice, Loki. Le masque ne fait que ressortir les désirs les plus inavouables de celui qui le porte. Sorti en 1994, le film a été un véritable succès, rapportant plus de 351 millions de dollars pour un budget estimé d’une vingtaine de millions aujourd’hui. Ajusté à l’inflation, le résultat du film avoisinerait les 800 millions de dollars. Le Fils du Mask est sorti en 2005, sans Russell ni Carrey, et son échec était d’autant plus grand que les espoirs placés en lui étaient énormes.
Et quand il a fallu trouvé le bon acteur pour jouer dans le film, en 1994, Carrey était une évidence : "J’étais au Comedy Store, une émission que je regardais aussi, et j’ai réalisé que ce que [Jim] y faisait. Je lui en ai parlé pendant le tournage de The Mask, et il m’a expliqué, aussi dingue que cela puisse paraître, qu’il était capable de faire physiquement ce qu’il peut imaginer. C’est un Charlie Chaplin et j’au su que ce type était littéralement un génie de la comédie. J’ai misé gros sur le fait que Jim Carrey deviendrait une grande star de cinéma, et New Line a fini par me donner raison."
Mais Carrey n’était pas la seule grande découverte hollywoodienne du film : "L’autre personne que j’avais repérée en amont était Cameron Diaz, qui n’avait jamais joué auparavant. Le studio a donc pris un risque considérable avec moi, et j’ai insisté pour que le film soit une comédie plutôt qu’un film d’horreur, comme ils l’avaient initialement imaginé, et pour que je puisse en faire un tremplin pour Jim et Cameron. C’était un pari risqué mais payant. Nous avons réalisé un film unique en son genre. Je voulais faire un film vraiment joyeux. J’avais perdu mon père peu de temps avant de réaliser The Mask, et je me suis dit que je devais le faire pour me divertir, et que le public s’amuse aussi. Il fallait que je le fasse avec Jim Carrey."
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