Ad Astra : Le film sorti en salles n’était pas celui du réalisateur
Le réalisateur James Gray, lassé de devoir se battre contre une certaine tranche du public à propos de l’exactitude scientifique de son film, l’a clamé haut et fort lors du dernier Festival du film de Cannes : la version de Ad Astra sorti dans les salles de cinéma n’était pas celle qu’il souhaitait...
"J’ai eu un contrôle total sur [mon dernier film, Paper Tiger], contrairement à Ad Astra. On m’a volé ce film. Ce n’est pas ma version. [Ma version] aurait été raccourcie de 12 minutes. Je suis le seul réalisateur à proposer une version plus courte. J’espère en réaliser une un jour. Bien sûr, la décision ne m’appartient pas, mais j’adorerais le faire – ce serait passionnant."
On peut se demander ce que Gray aurait changé dans son film. Tout ce qu’on sait, c’est Ad Astra est le seul film du cinéaste à ne pas avoir obtenu la classification R américaine. Ad Astra a connu quelques difficultés en coulisses. Le film a subi des reshoots après des projections tests décevantes, puis Disney a racheté la 20th Century Fox, quelques mois avant sa sortie en salles en septembre 2019.
"On se trouvait plongés dans des discussions et des débats, il y a un studio, puis ce studio [la 20th Century Fox] a été vendu à Disney. On se retrouve pris dans ce tourbillon. Le film a coûté 80 millions de dollars, Paper Tiger 15 millions. J’aime travailler à cette échelle, car je ne pense pas qu’il soit productif de laisser les gens modifier votre film et d’en subir les conséquences."
Dans Ad Astra, Roy McBride (Brad Pitt) est un astronaute qui voyage aux confins du système solaire pour résoudre un problème menaçant toute vie sur Terre : des sursauts de rayons cosmiques provenant de la planète Neptune. Or, le père de Roy, Clifford (Tommy Lee Jones), a quitté la Terre pour vivre sur une station spatiale en orbite autour de Neptune, dans le but d’y rechercher une vie intelligente. Ces sursauts pourraient donc être liés à lui ou à ses recherches.
















