La Fille du Konbini : La critique

Date : 14 / 04 / 2026 à 11h00
Sources :

Unification


LA FILLE DU KONBINI

 Date de sortie : 15/04/2026
 Titre original : Asa ga kuru to munashiku naru
 Durée du film : 1 h 16
 Réalisatrice : Yûho Ishibashi
 Scénariste : Yûho Ishibashi
 Interprètes : Erika Karata, Haruka Imô, Kazuma Ishibashi, Oto Abe, Yuto Nakayama, Michiyo Ishimoto, Gantz Morita, Toshihiro Yashiba

LA CRITIQUE

La Fille du Konbini est un très bon film parlant fort bien des choix que l’on peut faire dans sa vie et de l’impact qu’ils ont.

Le scénario de la réalisatrice Yûho Ishibashi tourne autour d’une jeune femme qui travaille dans une petite supérette japonaise. Suite à sa rencontre avec une amie d’enfance, celle-ci va progressivement s’ouvrir à la vie et oser s’assumer.

Le film de Yûho Ishibashi traite avec une très grande délicatesse le rapport au travail et à son existence. Il montre bien le poids qui repose sur les épaules d’un individu à cause des attentes sociétales et de sa famille. Car à travers ce personnage sympathique et discret, qui a choisi de mener une vie simple, l’œuvre aborde aussi un choix fort que peut faire un jeune diplômé, celui de se consacrer à un travail sans prestige et de vivre sa vie au mieux, sans le stress d’un boulot plus exigeant.

Erika Karata est remarquable en jeune femme très peu sûre d’elle qui fait du mieux qu’elle peut. La comédienne est extrêmement touchante et offre un beau personnage de femme dont on découvre par petites brides le passé et la confrontation entre ses aspirations et la réalité. Haruka Imô est superbe en amie qu’elle retrouve des années après l’avoir perdue de vue et qui lui apporte une nouvelle joie dans sa vie. Et Kazuma Ishibashi est formidable en autre employé travaillant à la supérette avec qui elle devient amie.

La réalisatrice s’est inspirée de ses amis et de la société japonaise dans laquelle elle vit pour parler de la santé mentale au travail et mettre en avant des personnages faisant des petits boulots que l’on ne met pas forcément à l’honneur sur grand écran. Ainsi, le récit ronronne et montre peu de drames, à l’image de l’existence en général, dont cette tranche de vie est un bon exemple.

D’ailleurs, le choix de découvrir les événements passés des différents personnages que l’on côtoie à travers le récit, plutôt que de voir certains moments plus durs à l’écran, est très agréable et apporte une touche de délicatesse en plus au long métrage.

La Fille du Konbini est un très bon film donnant l’opportunité de se glisser dans une période de l’existence d’une jeune femme devant se reconstruire. Son histoire universelle permet d’évoquer la relation au travail, la santé mentale et l’épanouissement, même si on fait un travail ne semblant pas forcément séduisant. La belle sobriété de la réalisation et l’interprétation solide renforcent le plaisir que l’on a de découvrir une œuvre ayant une grande tendresse pour ses personnages.

Touchant et humain.

SYNOPSIS

À 24 ans, Nozomi a abandonné son tailleur de commerciale pour l’uniforme modeste d’une supérette. Entre la monotonie rassurante du quotidien et la complicité de ses collègues, elle pense avoir trouvé un fragile équilibre. Mais l’irruption d’une ancienne amie du lycée dans le “konbini” vient bouleverser sa routine et la confronter à ses choix de vie.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Photographie : Rei Hirano
 Montage : Fu Ogasawara
 Musique : STATIONS
 Costumes : Mei Komiyama
 Producteur : Sachihiko Tanaka pour Ippo Co.
 Distributeur : Art House

LIENS

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La Fille du Konbini


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