Scream 7 : La critique

SCREAM 7
Date de sortie : 25/02/2026
Titre original : Scream 7
Durée du film : 1 h 54
Réalisateur : Kevin Williamson
Scénaristes : Kevin Williamson, Guy Busick
Interprètes : Neve Campbell, Courteney Cox, Isabel May, Joel McHale, Jasmin Savoy Brown, Mason Gooding, Anna Camp, Celeste O’Connor
LA CRITIQUE
Avoir un nouveau volet de la saga Scream qui a commencé en 1996 est toujours un véritable plaisir, surtout si on apprécie Sidney Prescott qui a toujours été un personnage important, même si très secondaire dans certains opus, de la série des longs métrages.
Scream 7 est un excellent film qui tient non seulement toutes ses promesses, et qui, tout en gardant l’esprit de la licence horrifique, réussit aussi à s’en affranchir et à y renouveler un certain nombre de choses. Le scénario de Kevin Williamson, qui en a signé 5 opus précédents sur les 6 et a créé les personnages, et de Guy Busick, bien connu par les amateurs de films d’horreur, retourne à la source de la saga. Cette fois-ci, un nouveau tueur portant la fameuse tenue de Ghostface s’en prend à nouveau à Sydney par le biais de sa fille. Cette dernière va donc tout faire pour essayer d’identifier qui lui en veut et mettre un terme définitif à ses exactions.
Le film de Kevin Williamson, qui passe pour la première fois derrière la caméra sur la saga, propose tout ce que l’on attend. On retrouve ainsi une séquence d’ouverture mémorable, chargée d’une certaine nostalgie, qui va assurément plaire aux amateurs. L’histoire est ensuite ponctuée de morts d’une grande violence qui sont parfaitement mises en scène.
Car à l’image des autres volets, celui-ci ne fait de cadeau à personne. Et entre le principe de « tout le monde peut être le coupable » et celui concomitant de « tout le monde peut mourir d’une manière affreuse à tout nomment », on ne s’ennuie jamais.
D’ailleurs, les deux heures passent à toute allure. Il y a de nombreux rebondissements, des retournements de situation imprévus et des surprises à attendre.
Mais ce sont bien Sydney et sa famille qui se trouvent au cœur de l’histoire. Et on retrouve à nouveau un personnage principal extrêmement tenace et combatif, à l’image de la jeune fille qui était bien décidée à ne pas se laisser tuer dans le premier volet.
Au plaisir de ces retrouvailles, et de cet apprentissage mère-fille à la survie se faisant dans la douleur et dans le sang, il y a aussi le retour d’un autre personnage emblématique, Gale Weathers qui est toujours parfaitement interprétée par Courteney Cox. Celle-ci offre enfin aux spectateurs une scène qu’ils attendaient depuis longtemps. Et il faut avouer qu’avec son arrivée en trombe et ses moments avec Sydney, on ne peut qu’être entièrement réjoui par les propositions qui sont faites.
En dehors du personnage principal qui est magnifiquement incarné par Neve Campbell, absolument merveilleuse en femme ayant grandi dans le traumatisme et réussissant à s’en affranchir, on peut découvrir Isabel May qui est superbe dans le rôle de sa fille plus effacée qu’elle couve avec beaucoup de soins. Un personnage qui s’étoffe progressivement en subissant de nombreuses horreurs auxquelles elle échappe parfois de justesse. Et Joel McHale est très bon en père de cette dernière, chef de la police locale, prêt à tout pour protéger sa famille. On peut aussi découvrir un certain nombre de personnages concernant aussi bien des voisins, des amis ou des connaissances de la famille, ou de Gale qui sont collégialement très bien interprétés par des comédiens bien castés.
Un très beau travail sur la photographie a été effectué par Ramsey Nickell. En effet, l’œuvre se passe en partie dans des coins peu éclairés ou en pleine nuit, ce qui rend le travail sur la lumière encore plus important. D’ailleurs, à l’image des précédents longs métrages, les ombres ont leur importance. Car le tueur surgit souvent fugacement avant de se retirer, faisant ainsi montrer monter la tension. Toutefois, le jumpscare fonctionne aussi à plein et la précision de la mise en scène permet d’offrir un balai millimétré d’apparition et de disparition d’un tueur bien décidé à accumuler les victimes. Les décors de John Collins et de Lynne Mitchell sont aussi très bons. Ces derniers participent beaucoup à l’ambiance qui règne sur le film. D’autant qu’ils offrent de nombreux environnements diversifiés dans lesquels le tueur peut s’amuser avec ses victimes comme un chat avec des souris.
La musique de Marco Beltrami est aussi très agréable. En effet, elle accompagne bien les tribulations des différents personnages et renforce l’angoisse que l’on a à certains moments de les voir en grand danger. Tels que l’opus précédent en a informé le spectateur, les règles énoncées dans le premier opus ne s’appliquent plus vraiment et tout peut arriver. Ainsi, la mort peut frapper n’importe qui à n’importe quel moment. Le montage précis de Jim Page permet d’obtenir un rythme extrêmement efficace. Tout s’enchaîne avec une grande fluidité. Tandis que les amateurs de la saga s’amuseront devant les références plus ou moins subtiles qui sont faites, notamment au premier long métrage.
Ainsi, c’est un véritable plaisir que de se replonger à nouveau dans la vie bien compliquée d’une femme qui a grandi ces 30 dernières années dans le traumatisme de voir ressurgir régulièrement un tueur semant les cadavres, mais qui n’a jamais perdu son esprit et sa combativité.
Il faut d’ailleurs rester pendant le début du générique final pour voir quelques séquences insérées dans le début des crédits et qui peut ouvrir la suite à une filiation du duo d’héroïnes n’ayant pas froid aux yeux que l’on suit depuis des années.
Scream 7 est un film remarquable qui ne donne pas l’impression d’être une suite lambda ou un nouveau reboot jouant sur la nostalgie, mais une œuvre à part entière, s’inscrivant dans une licence horrifique bien ancrée dans la culture populaire. Avec son histoire formidablement écrite, ses personnages extrêmement bien interprétés, des retrouvailles magnifiques entre Neve Campbell et Courteney Cox une mise en scène soignée, un tueur toujours aussi psychopathe et des morts spectaculaires, ne boudez pas votre plaisir si vous aimez la saga et foncez voir ce nouvel opus sur grand écran pour l’apprécier au mieux.
Remarquable et jubilatoire.

SYNOPSIS
Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
Photographie : Ramsey Nickell
Montage : Jim Page
Musique : Marco Beltrami
Costumes : Leigh Leverett
Décors : John Collins, Lynne Mitchell
Producteurs : James Vanderbilt, William Sherak, Paul Neinstein pour Spyglass Entertainment
Distributeur : Paramount Pictures France
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