The Beauty : Critique 1.11 La belle trahison

Date : 06 / 03 / 2026 à 13h00
Sources :

Unification


THE BEAUTY

 Date de diffusion : 05/03/2026
 Plateforme de diffusion : Disney +
 Épisode : 1.11 La belle trahison
 Créée par : R. Murphy, M.Hodgson
 Interprètes : Evan Peters, Anthony Ramos, Jeremy Pope

Le monde de la mode vit des moments sombres alors que des mannequins internationaux meurent dans d’horribles circonstances. Les agents du FBI Cooper Madsen et Jordan Bennett sont envoyés à Paris pour élucider ces morts mystérieuses. Au fur et à mesure de leur enquête, ils découvrent qu’un virus sexuellement transmissible transforme des gens ordinaires en une version d’eux-mêmes physiquement parfaite, mais avec de terribles conséquences…

LA CRITIQUE

Pour lancer ce dernier épisode, un peu plus long que les autres, on ne pouvait que nous proposer une entrée en musique, dans un clip très vampirique de la nouvelle fratrie des Forst, qui désormais est une grande famille. La tension en son sein est palpable pourtant. La tension sexuelle est aussi là, dans une scène qui parodie la saga Twilight, et ses transformations... La dimension sociologique de la série prend alors un tournant encore plus prononcé. Les relations au sein d’une famille, au sein des difficultés d’un foyer, au lycée...

La dernière transformation est sans doute ce que l’on attendait depuis le début.
La réaction de Byron Forst sûrement pas.

Les intérêts convergent dans un moment entre Game of Thrones, Terminator et Matrix. Le cliffhanger final appelle une seconde saison, et on a hâte de la voir !

Note de l’épisode :

Cette saison 1 de la série The Beauty vient donc de s’achever. Ceux qui n’aiment pas les productions de Ryan Murphy, les trouvant trop perchées et sans queue ni tête, n’auront pas aimé non plus celle-ci. Passant du clip, aux esthétiques d’un podium de défilé de mode avec des éclairages éblouissants, parodiant aussi bien David Lynch que Taylor Swift. Pourtant passer ainsi d’un genre à l’autre, à l’intérieur même des épisodes, et de façon si imprévisible est gage de surprises et de renouvellement constants.

On pourra reprocher à la série de ne pas avouer sa consistante anthologique (un cas de transformation par épisode, en gros), mais le fil rouge des agents du FBI, face aux tueurs est une bonne façon de lier le tout. Malgré une durée trop courte des épisodes, on a le temps de s’attacher à tous, et de rencontrer bon nombre de personnages (et autant de situations sociales) et de les suivre dans leur entièreté à travers leurs réflexions, leurs doutes, leurs agissements et la réalité de la transformation.
Ces transformations, répétitives au début, deviennent de plus en plus surprenantes en commençant par la transformation de la personne transsexuelle, dont on ne sait pas ce qu’elle va donner (homme ou femme), et dont on nous ache habilement le résultat jusqu’au dernier moment. Pour tous, on apprendra comment ils finiront, d’une façon ou d’une autre.

Narrativement inventive, plutôt que fourre-tout comme pourraient le penser les détracteurs, la série aura aussi montré un acteur incroyable. En effet, on savait ce dont était capable Ashton Kutcher, mais là... il est véritablement impressionnant en reprenant la version améliorée de l’excellentissime Vincent D’Onofrio. Singer une personne ayant existé est quelque chose, singé le rôle d’un acteur aussi démonstratif que lui est une autre paire de manches. Cela se voit particulièrement dans la scène du clip qui débute le 6ème épisode, sans doute le meilleur moment de la série. Dans la vidéo ci-dessous, vous verrez à la fois la maîtrise de la réalisation et le jeu d’Ashton Kutcher qui imite jusqu’à la forme de la mâchoire et le port de tête de Vincent D’Onofrio. Ses pas de danses sont aussi gauches, comme si son corps n’avait pas oublié son embonpoint, reproduit par la largeur de son sempiternel manteau. Un exemple parmi tant d’autres des moments les plus brillants de la série.

Note de la saison :

LA CORPORATION A LE RYTME


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