R.I.P. : Brigitte Bardot est décédée
Des initiales... BB, pour celle qui fut, selon la presse de son époque au firmament, "la plus belle femme du monde".
Icône féminine du cinéma, Brigitte Bardot est morte à l’âge de 91 ans. Hospitalisée il y a peu à Toulon, elle était rentrée chez elle après une opération chirurgicale, mais s’était alors montrée rassurante, malgré les informations qui filtraient.
Elle avait tiré un trait sur sa carrière cinématographique depuis plus de 50 ans, pour s’occuper de sa fondation pour la cause animale, mais restait toujours la star planétaire dans les souvenirs de tous. Douce rêveuse qui n’avait pas sa langue dans sa poche (tout le monde se souvient de ses grandes phrases d’engagement politique), elle sculptera la légende de là où elle passa une grande partie de sa vie, la ville de St Tropez. Sorte de Marilyn Monroe française, elle fut toute sa vie poursuivie par les paparazzi, mais réserva ses apparitions publiques pour ses causes.
Avoir la liberté de déranger, de faire ce qu’elle entendait faire, de dire ce qu’elle entendait dire, elle jugeait la société et la France sans détour depuis sa villa, La Madrague. Puis, exilée dans une ancienne ferme perdue au milieu de la nature, La Garrigue, où elle élevait moutons, chèvres, cochons, ânes, chiens, et chats, elle revenait de moins en moins à la civilisation et clamait "qu’on lui foute la paix".
Croqueuse d’hommes, sa carrière fut ponctuée de ses collaborations avec eux, demeurant la muse idéale. Dans la chanson, par exemple, sa Love Story avec Serge Gainsbourg reste célèbre (Je t’aime moi non plus, Bonnie and Clyde...)
De sa filmographie fulgurante, on retiendra Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim (1956), où, à seulement 22 ans, elle danse un mambo endiablé qui bouscule les codes de la bienséance féminine de l’époque. 15 ans après la fin de la Guerre Babette s’en va-t-en guerre de Christian-Jacque (1959) parle de l’Occupation sous un angle comique. La Vérité de Henri-Georges Clouzot (1960) où l’histoire du meurtre d’un homme par son amante se dénoue. Puis, Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963) où elle jouera entièrement nue, énumérant, dans une scène culte du cinéma mondial, les parties de son corps. Enfin, Viva Maria ! de Louis Malle (1965) où elle partage l’affiche avec Jeanne Moreau, sur fond de révolution mexicaine.
Après les départs vers d’autres cieux de Jean-Paul Belmondo (2021), d’Alain Delon (2024) et maintenant de Brigitte Bardot (2025), le cinéma français s’en est allé pour toujours.
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