PIFFF 2025 : Mercredi 10 décembre

Date : 11 / 12 / 2025 à 07h00
Sources :

Unification


Après un an d’attente, c’est enfin le grand soir ! Le PIFFF a rouvert ses portes au Max Linder Panorama pour une semaine de festivités cinématographique avec de très beaux titres et des projections qui, malheureusement, ont peu de chance de se retrouver par la suite sur grand écran en France.

Encore une fois, il faut féliciter l’organisation permettant d’avoir la possibilité de voir des films de genre dans d’excellentes conditions. C’est, non seulement, un festival particulièrement sympathique, mais la bande originale montée par Xavier Colon est vraiment géniale, l’affiche de Xavier Colon est superbe. Quant au SITE web, réalisé par Véronique Davidson, je trouve que c’est clairement le plus agréable à parcourir de tous les festivals que je fais. On a rapidement accès à tout, et le petit plus du planning avec les séances cliquables directement sur les images permet de rapidement avoir plus d’informations sur la séance que l’on a choisi. Ainsi, il est très appréciable de découvrir l’affiche, les spécifications techniques, le résumé, une présentation du film et sa bande-annonce. Et l’option permettant de rajouter l’événement, et ses petites notes associées, dans son calendrier, est hyper pratique !

De quoi se mettre dans l’ambiance et savoir si l’œuvre proposée est bien raccord avec ses propres goûts. Car, notamment avec le film à venir du samedi minuit, le mauvais goût s’invite parfois, pour la plus grande joie des spectateurs, au cœur du festival.

Il faut d’ailleurs rappeler que grâce aux bénévoles et à EtienneProd, l’intégralité des films sont, à la fois, sous-titrés en français et en anglais.

La soirée d’ouverture a permis d’entendre des discours extrêmement rapides, ce qui a permis de ne pas prendre trop de retard dans la programmation, et d’enchaîner un court métrage et deux longs métrages.

Les co-réalisateurs Aaron Moorhead et Justin Benson sont bien connus du festival qui a projeté tous leurs longs métrages précédents. Ils ont d’ailleurs remporté le l’Oeil d’Or avec Spring en 2014. Cette fois-ci c’est leur dernier court métrage qui a l’honneur du Max Linder Panorama, Jacques The Giant Slayer.

On retrouve la grande appétence des réalisateurs pour des histoires fantastiques dans lesquelles le body horreur et la transformation s’invitent. À travers cette vision complètement tordue et cauchemardesque de l’histoire de Jack et le haricot géant, c’est une invitation au cœur d’un étrange voyage et une réflexion acerbe sur l’envie de célébrité qui est racontée.

L’œuvre est très belle visuellement et parfaitement interprétée. Entre le travail effectué sur la photographie et celui sur le son, elle laisse un souvenir marquant. C’est donc un parfait choix pour lancer en beauté une soirée qui répond à toutes ses attentes et lance parfaitement un festival vraiment sympathique.

Car, il faut le rappeler, au cœur de la très belle salle du Max Linder Panorama, située en plein Paris, il est possible de voir l’intégralité de la programmation et de passer donc des vacances cinéphiliques bien particulières en présence des invités, et des spectateurs qui sont enthousiastes devant les œuvres proposées et avec qui on peut échanger longuement entre les projections.

Ainsi, en enchaînant un court métrage réalisé par un réalisateur chouchou du festival, suivi par les aventures musclées d’un homme qui se fâche vraiment et qui est inarrêtable pour finir en beauté sur une œuvre rare de l’animation japonaise sur grand écran, on obtient le combo gagnant d’une soirée d’ouverture sans faute qui lance parfaitement un festival dont la première séance d’un film en compétition aura lieu demain à 14h30.

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19h30 : SISU : LE CHEMIN DE LA VENGEANCE

En 1946, après avoir combattu les Nazis, Aatami retourne chez lui récupérer sa maison. Traqué par l’Armée rouge et par Igor Draganov, meurtrier de sa famille, il prouve une fois de plus qu’il est « l’homme qui refusait de mourir ».

Avis : Découvert il y a trois ans sur les grands écrans, SISU - De l’Or et du Sang de Jalmari Helander montrait un homme qui savait mettre les points sur les I. Cet ancien soldat, devenu une légende après avoir massacré 300 soldats russes pendant la Seconde Guerre mondiale, était bien décidé à récupérer l’or qu’il avait trouvé et qui lui avait été volé par des nazis.

Cette fois-ci, avec Sisu : le chemin de la vengeance, il retourne dans sa région natale, occupée par les Russes après qu’ils aient annexé une partie du territoire finlandais, pour récupérer sa maison. Mais les Russes ne l’entendent pas ainsi et ils vont se lancer à sa poursuite.

Bénéficiant de 12 millions de dollars, l’argent est parfaitement employé pour offrir un spectacle divertissement dont on ne voit jamais le temps passer.

Les moments épiques se succèdent les uns après les autres, faisant régulièrement rugir de plaisir la salle et applaudir les spectateurs à tout rompre. En effet, qu’on se le dise, le film est vraiment très bon, particulièrement fun et sanglant. Il est extrêmement efficace et plein d’imagination, ce qui permet de renouveler des situations improbables.

Il repasse d’ailleurs jeudi à 12h. Et ce sera, sans doute malheureusement, l’une des seules séances où on pourra avoir l’occasion de le découvrir sur grand écran avant sa sortie en VOD le 23 décembre 2025. Car ils le faut vraiment le découvrir sur grand écran afin d’apprécier au mieux les explosions, les bagarres, les fusillades et les retournements de situation invraisemblables qui sont proposés et qui procurent un immense plaisir.

L’acteur principal, Jorma Tommila, est d’ailleurs excellent et particulièrement crédible. Quant au méchant, Stephen Lang, il devrait ravir des amateurs des films américains des années 80 où il a souvent incarné le méchant.


22h00 : VAMPIRE HUNTER D : BLOODLUST

Meier Link, un puissant vampire, enlève Charlotte, la fille d’un riche aristocrate. Le chasseur mi-homme mi-vampire « D » part à sa recherche, mais d’autres que lui convoitent aussi la récompense.

Avis : Les amateurs d’animation japonaise connaissent Vampire Hunter D : Bloodlust de Yoshiaki Kawajiri. Mais avoir l’occasion de le découvrir sur grand écran est un véritable plus. D’autant que la version proposée est remasterisée et que les images montrées sont de toute beauté.

De plus, l’histoire n’est pas qu’un simple prétexte à montrer des affrontements sanglants, parfois d’une grande violence. Elle permet de faire monter l’émotion, de s’attacher aux personnages et de frémir devant les dangers qu’ils affrontent.

L’animation est de toute beauté et n’a pas pris une seule ride. L’œuvre pourrait avoir été réalisée dans l’année tant elle garde son impact et ses qualités visuelles. Les combats sont chorégraphiés avec une grande maestria. Et certains passages sont absolument époustouflants. Il n’est donc pas surprenant que le film soit qualifié de chef-d’œuvre, ce qu’il est assurément.


© Xavier Colon


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