Pluribus : La critique des premiers épisodes

Date : 08 / 11 / 2025 à 14h00
Sources :

Unification


PLURIBUS

 Date de diffusion : 07/11/2025
 Plate-forme de diffusion : Apple TV
 Épisodes : 1.01 à 1.02
 Créée par : Vince Gilligan
 Interprètes : Rhea Seehorn, Karolina Wydra, Carlos Manuel Vesga

La personne la plus malheureuse au monde est la seule capable de sauver l’humanité… du bonheur.

LA CRITIQUE

De son créateur, Vince Gilligan, on retient Breaking Bad ou Better Call Saul, mais aussi là où il a fait ses premières armes, quelques épisodes de la série X-files.
Avec sa courte promotion, à savoir de petits teasers énigmatiques qui n’en disait rien, et une simple phrase laconique comme synopsis, l’attente était grande et le mystère est resté entier jusqu’à la diffusion des deux premiers épisodes sur Apple TV.

Avec en son centre, l’excellente Rhea Seehorn (déjà dans Better Call Saul et qui incarne la blasée auteure de romans fantastiques à l’eau de rose Carol Sturka), la série, qui ne révèle qu’au compte-gouttes ses secrets, est la marche ultime de l’exploration de son créateur sur l’humanité et ses déviances.

Dans Pluribus, Carol se retrouve seule, ou presque, dans une ambiance apocalyptique bourrée de références. On peut citer tous les films de zombies, L’invasion des profanateurs de sépultures ou encore The Leftovers (et même du Borg de Star Trek)... Pourtant la série en casse tous les codes, à chaque instant, laissant le spectateur dans une profonde expectative, sans savoir, à aucun moment, où tout cela va le mener, à l’instar de sa protagoniste, totalement perdue. De l’horreur de sa situation découle, par un comique de rupture typique de Vince Gilligan, bien des scènes loufoques (que dire de cet avion venu de nulle part et parfaitement garni ?)

On dirait un mauvais épisode de Star Trek.

Lente, très lente, la série se regarde souvent le nombril et se répète beaucoup, mais a la grande singularité de n’utiliser presque aucune facilité narrative, développant un véritable ovni très rafraîchissant dans le paysage actuel. Bourrée de symbolisme que l’on peut calquer sur énormément de choses (solitude, colère, dépendance, religion, sociologie, politique, pensée unique et bien entendu questions existentielles), la série nous fait passer un moment plus que singulier, à l’orée d’un exercice plus que d’une œuvre.

Nous perdre, oui, Pluribus le fait parfaitement. Nous émerveiller, sans cesse, avec une impression de gigantisme et d’argent bien employé. Nous impressionner du coup ? Oui, aussi. Nous passionner, pas encore... car la série, espérée comme une trilogie de saisons, semble ne prendre que ses marques pour l’instant.

Une série à surveiller, car ses deux derniers épisodes de la saison 1, voire la saison 2, pourraient lui donner tout son envol.

BANDE ANNONCE


Les séries TV sont Copyright © leurs ayants droits Tous droits réservés. Les séries TV, leurs personnages et photos de production sont la propriété de leurs ayants droits.



 Charte des commentaires 


Monarch - Legacy of Monsters : Critique 2.09 Au bout du monde
Widow’s Bay : La critique de la saison 1
Monarch - Legacy of Monsters : Critique 2.08 Des chemins différents
Monarch - Legacy of Monsters : Critique 2.07 Théorie des cordes
Monarch - Legacy of Monsters : Critique 2.06 Requiem
Enola Holmes 3 : Une date de sortie et des premières images
Il était une fois les séries : Homicide
Cinéma - Bandes annonces : 29 avril 2026
Star Wars - The Mandalorian & Grogu : Un retour aux sources (…)
Man Of Tomorrow : Des tournages dans une prison qui suscitent la (…)
John Rambo : Noah Centineo pense avoir triché pour obtenir son rôle
Paris Police 1910 : Critique des deux premiers épisodes Canal+
Avengers - Endgame : Jon Favreau reconnaît qu’il a eu tort
L’Enfant bélier : La critique
Antonio Banderas : Il ne pouvait jouer que des méchants en raison (…)
Unification france est copyright (c) 1997 - 2026 Unification France. Tous droits réservés.