Slow : La critique
SLOW
– Date de sortie : 06/08/2025
– Titre original : Slow
– Durée du film : 1 h 48
– Réalisateur : Marija Kavtaradze
– Scénariste : Marija Kavtaradze
– Interprètes : Greta Grineviciute, Kestutis Cicenas, Pijus Ganusauskas, Laima Akstinaite, Vaiva Zymantaite, Mantas Barvicius, Rimante Valiukaite, Ugne Siauciunaite
LA CRITIQUE
Slow est un très bon film qui présente une relation sortant de l’ordinaire et décrit parfaitement ce qu’est l’asexualité.
Le scénario de la réalisatrice Marija Kavtaradze tourne autour d’une danseuse et d’un traducteur de langue des signes qui tombent follement amoureux. Mais si la première est très charnelle, le second a du mal avec ce genre d’intimité, ce qui va les obliger à revoir leur relation.
Le film de Marija Kavtaradze possède une belle subtilité. Il est d’une grande tendresse et montre bien, qu’outre les problèmes de communication, il n’est pas toujours facile, à fortiori encore plus lorsqu’on est un homme, de s’exprimer sur son manque d’intérêt pour le sexe. Surtout quand les sentiments, et l’envie d’être avec l’autre personne, sont eux bien présents.
Le récit prend donc son temps pour présenter les personnages, développer les liens qui se tissent en eux, et qui se renforcent, et montrer qu’il est possible d’avoir une relation avec une autre personne en n’arpentant pas les chemins classiques.
Kestutis Cicenas est exceptionnel en homme sympathique n’étant pas comme tout le monde. Greta Grineviciute est formidable en danseuse investie devant revoir sa vision du monde et les clichés d’une relation. Les deux comédiens fonctionnent parfaitement bien ensemble et proposent le portrait vivace d’un couple en pleine interrogation.
L’œuvre intègre quelques très belles séquences de danse. Alors que des chansons entraînantes font aussi partie du déroulement du récit, tandis que ces dernières sont doublées par le personnage principal.
L’histoire évoque aussi la famille et l’amitié, ainsi que la perception d’une relation sortant de l’ordinaire. Tandis que celle-ci permet de parler, avec une certaine finesse, aussi bien de la sexualité, que de la partie émotionnelle d’un ménage en montrant que les deux éléments ne doivent pas forcément être liés et qu’un couple peut dépasser les limites de sa définition stricte.
Slow est un très bon film brossant une histoire d’amour compliqué et rafraîchissante qui s’éloigne des clichés. Avec son récit maîtrisé et sa mise en scène au plus proche de ses personnages parfaitement interprétés, le long métrage permet de mettre en images certaines choses et de faire réfléchir sur la relation amoureuse et sur les véritables sentiments qui peuvent lier deux personnes entre elles.
Sympathique et différent.
SYNOPSIS
Elena, une danseuse épanouie, fait la rencontre de Dovydas, un interprète en langue des signes. Leur connexion est immédiate. Alors que leur lien s’approfondit, Dovydas confie à Elena, qu’il ne ressent aucun désir sexuel pour elle, ni pour personne : il est asexuel. Ensemble, ils tentent de bâtir une nouvelle forme d’intimité.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Laurynas Bareiša
– Montage : Silvija Vilkaite
– Musique : Vincent Barrière
– Costumes : Fausta Naujale
– Décors : Sigita Simkunaite
– Producteur : Marija Razgute pour M-Films, Frida Films, Garagefilm International, Film Stockholm
– Distributeur : Outplay Films
LIENS
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