Évanouis : La critique
ÉVANOUIS
– Date de sortie : 06/08/2025
– Titre original : Weapons
– Durée du film : 2h08
– Réalisateur : Zach Cregger
– Scénariste : Zach Cregger
– Interprètes : Josh Brolin, Julia Garner, Alden Ehrenreich
Lorsque tous les enfants d’une même classe, à l’exception d’un, disparaissent mystérieusement la même nuit, à la même heure, la ville entière cherche à découvrir qui — ou quoi — est à l’origine de ce phénomène inexpliqué.
LA CRITIQUE
Le film commence très bien, en se lançant sine die dans l’intrigue principale de la disparition d’enfants racontée par une voix enfantine. Une ville américaine moyenne, où tout le monde se connaît ou presque, la police, les notables, les maisons pavillonnaires, un événement mystérieux et nous voici très rapidement mis sur de bons rails. C’est classique, mais cela marche tout le temps, surtout quand c’est très bien réalisé, comme ici. En effet, si l’on oublie les plans tournoyants (à la mode depuis longtemps mais qui sont des artifices un peu trop voyants) les effets de caméras jouent subtilement avec des mises au point qui révèlent des détails du plan, pour l’ambiance, pas seulement pour un jump scare calibré et facturé d’avance.
Évanouis est donc parfaitement réalisé, avec des plans à montrer dans les écoles, avec ceux de Signes de M. Night Shyamalan par exemple. Le réalisateur, Zach Cregger, est à son aise et arrive même à insuffler de l’humour dans ce film de genre, de façon très subtile et de façon subreptice.
On se pose des questions, on ne sait pas vraiment où cela va aller, c’est intrigant et bien maîtrisé jusqu’à la révélation, qui arrive trop tôt, au milieu du film.
Il faut dire que le spectateur suivra les mêmes événements par les yeux de différents personnages (à la manière de la série Boomtown par exemple), et tant que l’antagonisme n’est pas révélé (il menace la ville très discrètement, à la manière de Ça, qui, le pense t-on à un moment, a bien des similitudes avec ce qui se passe dans Évanouis), tout est possible.
Mais quand il se révèle, le spectateur sera surpris de ne pas entendre ceux qui lui font face s’écrier : "On n’aura pas besoin d’un plus gros bateau...".
Alors, le film verse presque dans l’intrigue de série B, de façon très surprenante (malgré quelques scènes spectaculaires, comme une course-poursuite finale, que l’on voit malheureusement vite venir).
Avec une idée de base vraiment bonne, un autre film aurait été possible, et la direction choisie est bien trop classique, bien trop prévisible, dans la seconde moitié, pour satisfaire le spectateur dans l’ensemble.
Tout ceci laisse un goût d’inachevé et de gâchis, car la première moitié est parfaite !
Si l’on arrive à passer outre la déception et ne voir que la performance cinématographique, il est tout à fait possible d’adorer le film et de le placer au niveau d’un Sinners par exemple.
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