L’Institut : La critique de la série adaptée de Stephen King
L’INSTITUT
– Date de diffusion : 17/07/2025
– Plateforme de diffusion : HBO Max
– Épisodes : 1.01 à 1.08
– Créée par : Jack Bender
– Interprètes : Ben Barnes, Mary-Louise Parker, Joe Freeman
Kidnappé, Luke Ellis, un génie de 12 ans, se réveille dans un établissement rempli d’enfants qui sont tous arrivés là de la même façon que lui et qui possèdent tous des capacités inhabituelles comme la télékinésie et la télépathie. Dans une ville voisine, Tim Jamieson, un ancien policier venu prendre un nouveau départ, ignore que sa tranquillité sera de courte durée, car son chemin et celui de Luke sont destinés à se croiser.
LA CRITIQUE
Dans cette série, adaptée d’un long et récent roman de Stephen King, nous suivons deux groupes distincts de personnes.
À l’intérieur des murs du mystérieux institut, de jeunes talents apprennent à utiliser développer leurs pouvoirs télékinésiques (TK) ou télépathiques (TP). Luke Ellis (bien interprété par Joe Freeman, le fils de Martin Freeman, la star de Sherlock) est le point d’entrée du téléspectateur, c’est lui qui est enlevé au début du premier épisode, et c’est par ses yeux que nous découvrons la vie à l’Institut. C’est sur lui que reposent les espoirs des autres jeunes gens institutionnalisés, car il est aussi un génie (en plus d’avoir des débuts de pouvoirs télékinésiques). Il faut échapper à cet endroit. Ils sont tous des enfants en cage, entourés par un singulier personnel avec, à leur tête la directrice Sigsby, interprétée par Mary-Louise Parker (À la Maison Blanche, Weeds), dans un rôle décalé que l’on croirait écrit pour elle (ses petits tics de bouche, et ses danses sont autant d’éléments qui lui sont propres). On y croisera aussi le détestable Tony, l’impassible chef de la sécurité Stackhouse (Julian Richings vu dans Supernatural), le chef médical Hendricks (Robert Joy)...
Hors des murs, Tim Jamieson (interprété par Ben Barnes, vu dans Le Monde de Narnia) est le récent agent de surveillance de nuit d’une petite ville proche de l’Institut. Il découvre petit à petit ce qui s’y cache. Ces deux groupes sont amenés à se rencontrer et à s’entraider, évidemment.
L’intrigue a l’intelligence de se séparer d’une partie de celle du livre, qui sait, pour une saison 2 ou 3. Elle a ainsi le temps de se reposer sur ces 8 épisodes pour installer l’ambiance. Il faut dire que c’est le genre de série que l’on apprécie vraiment que quand on a connaissance de l’ensemble de son histoire, car les débuts sont un peu laborieux.
Lancés sur la chanson (hélas une reprise) Shout de Tears for Fears, les premiers épisodes sont vus et revus. C’est lors des événements successifs qui suivront, avec leur lot de révélations, que l’attention du téléspectateur sera happée définitivement.
Utilisant tous les tropes spécifiques de Stephen King (jeunes gens en lutte, petite ville mystérieuse du Maine à la population symbiotique dans le mal, anecdotes personnelles réalistes...) la série n’en capte peut-être pas le principal, la tension qui étouffe les protagonistes. Le destin des enfants ne semble pas véritablement en grand danger. Pourtant, c’est l’un des meilleurs exemples d’œuvres tournant autour de l’apprentissage des super pouvoirs, empruntant à Stranger Things ou au film Les Nouveaux Mutants, mais il va falloir s’accrocher pour en profiter jusqu’à une fin qui change quelques éléments du livre pour permettre une potentielle seconde saison.
Dans l’ensemble, la série n’est sans doute pas à la hauteur de ce que l’on attend d’une série estampillée Stephen King, surtout que d’autres, plus attendues, arrivent bientôt. Il faut dire que le matériel source n’est pas le meilleur exemple de ce que peut faire le célèbre Roi de l’Horreur.
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