Predator - Killer Of Killers : La critique
PREDATOR - KILLER OF KILLERS
– Date de diffusion : 06/06/2025
– Diffusion : Disney+
– Durée du film : 1h30
– Réalisateur : Dan Trachtenberg
– Scénariste : Micho Rutare
– Interprètes VO : Michael Biehn, Rick Gonzalez, Louis Ozawa Changchien
Les trois plus grands guerriers de l’histoire de l’humanité : une Viking, un ninja du Japon féodal et un pilote de la Seconde Guerre mondiale font face au tueur des tueurs.
LA CRITIQUE
En s’articulant autour de trois histoires en trois époques différentes, le film Predator - Killer Of Killers nous fait rentrer, sine die, dans ses ambiances qui tirent, chacune, l’essence même de ses différentes atmosphères : la neige du Nord à l’époque des vikings, les sombres nuits propices à l’infiltration ninja au temps du Japon médiéval, les nuages des affrontements dans le Pacifique de la Seconde Guerre mondiale.
Chaque tronçon historique sait parfaitement tirer parti de ces moments, en développant son propre style, tout en imposant toujours la même structure narrative tournant autour de l’héritage, de la tradition et de combats épiques.
Ces affrontements sont presque l’entièreté du film qui ne ménage pas ses effets de réalisation graphiquement souvent très inspirés (par Arcane, sans aucun doute, vu le mélange 2D/3D).
Ils sont tous trois magnifiques et sont des sortes de jubilation de fans qui attendaient cela depuis longtemps. Gores à souhait, ils utilisent parfaitement les possibilités infinies que procurent le média de l’animation.
Il faut dire, sans trop en révéler, que c’est aussi l’occasion d’opposer des styles de combats et les armes (d’ailleurs les histoires sont nommées de celles des humains, à la fois prédateurs et proies).
Pourtant, le panorama en 3 volets n’est pas totalement parfait. On pourra reprocher à Predator - Killer Of Killers un design des Predators pas toujours heureux, une animation assez saccadée, et surtout une maladresse scénaristique qui relie les histoires et les mène à un quatrième volet final, du coup trop prévisible.
Ces petites scénettes de transition, qui ne durent pourtant que quelques secondes, n’auraient pas du exister.
Leur absence aurait préservé les bonnes surprises que nous propose la toute fin du film qui relie bien des volets du monde étendu qui est en train d’être construit sous nos yeux et qui augure de belles choses à venir.
Malgré ces petites maladresses, le film est peut-être le meilleur volet de la saga depuis le film original de 1987. Son réalisateur, Dan Trachtenberg, lui fait profiter de l’expérience acquise pour Prey, une autre réussite ressente dont il est aussi l’instigateur. Vous aurez d’ailleurs vite vu que le principe de détemporaliser la chasse reste le même.
Avec ses trois époques, ses trois histoires, ses trois ambiances, ses trois oppositions de style et d’armes, sa réalisation épique qui prône à chaque instant l’action ultra-rythmée et le plaisir, Predator - Killer Of Killers nous fournit un fantasme devenu réalité pour les fans de la saga Predator. Ses quelques défauts ne suffiront certainement pas à gâcher leur plaisir. Oui, c’est un grand Oui... jouissif !
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