La Résurrection du Christ : Mel Gibson veut en faire un diptyque
Mel Gibson explique pourquoi il a fallu autant de temps pour produire une suite à La Passion du Christ. Sorti en 2004, ce drame biblique épique, basé sur le Nouveau Testament, raconte la crucifixion du Christ avec Jim Caviezel dans le rôle de Jésus, Monica Bellucci dans celui de Marie-Madeleine, et Maia Morgenstern en Marie. Récemment, on a appris que le cinéaste s’est associé à Lionsgate pour cette suite tant attendue, dont le tournage devrait commencer cet été.
Lors d’un panel animé par Joe Deckelmeier de ScreenRant à la Fan Expo de Philadelphie, Gibson a révélé pourquoi La Résurrection du Christ a mis autant de temps à voir le jour. Il a expliqué que le scénario à lui seul lui a pris huit ans à écrire, en raison de la complexité du sujet, qu’il considère comme « presque impossible » à comprendre. Il a également laissé entendre que le résultat pourrait ne pas être un film, mais deux. Voici ses propos :
Il m’a fallu environ huit ans pour écrire le scénario de cette suite, qu’on peut appeler La Résurrection du Christ, parce que c’est un sujet très complexe et presque impossible à comprendre. Il faut donc nécessairement le soutenir avec toute l’histoire du salut et une bonne dose de théologie.
C’était extrêmement difficile à trouver et à synthétiser, car il faut d’abord comprendre pourquoi cela a de l’importance… Il faut se demander : pourquoi l’humanité est-elle si importante dans ce processus ? Pourquoi les grandes forces du bien et du mal se battent-elles pour les cœurs, les esprits et les âmes des hommes ? Pourquoi nous ? On est juste un tas de trucs bousillés. On est imparfaits. Alors pourquoi sommes-nous importants ? Pourquoi fabriquons-nous ce sandwich ? Toute cette immense histoire.
Et je pense que pour comprendre ça, il faut commencer par la chute des anges dans le firmament, bien avant le commencement. C’est une idée complètement folle… À quoi cela ressemblait-il ? Eh bien, je sais à quoi ça ressemble. Ce n’est pas un seul film, c’est deux films, parce que c’est massif.
Il y a huit ans, Gibson avait déjà laissé entendre qu’il travaillait sur une suite. À l’époque, il avait précisé que son film ne raconterait pas la résurrection de manière chronologique, mais se concentrerait plutôt sur sa signification, son histoire et ses implications spirituelles. Il avait aussi annoncé que les “méchants” du film se trouveraient dans un autre royaume.
Le réalisateur propose ici une réflexion philosophique et théologique sur le salut. Comme pour La Passion du Christ, dont il avait lui-même financé la production et la promotion, La Résurrection du Christ semble être un projet profondément personnel. Les huit années d’écriture du scénario ne semblent pas dues à des obstacles financiers ou logistiques, mais à l’ambition et la complexité de l’œuvre.
Même si Lionsgate s’associe au projet, on ne sait pas encore si le studio a officiellement donné son feu vert à deux longs-métrages. Cependant, cela ne surprendrait personne, vu le succès colossal du premier film, qui avait rapporté 612 millions de dollars au box office mondial.
Le style unique de Mel Gibson dans le traitement de la Bible s’est clairement affirmé dans La Passion du Christ (2004), notamment à travers la représentation très crue de la souffrance de Jésus. Cette suite ne s’annonce pas comme une simple évocation de la résurrection, mais plutôt comme une méditation philosophique sur le salut de l’humanité.
Si deux films sont effectivement prévus, cela pourrait permettre d’explorer ces thèmes en profondeur, justifiant la nécessité d’un diptyque.
Dans une interview séparée, Gibson a aussi révélé qu’il comptait faire revenir Jim Caviezel dans le rôle de Jésus, grâce à la technologie de rajeunissement numérique (déjà utilisée dans Here avec Tom Hanks ou Indiana Jones et le Cadran de la Destinée avec Harrison Ford). Même si cette technologie a reçu des critiques mitigées, tout ce qu’on sait du projet jusqu’à présent laisse penser qu’il sera ambitieux et singulier.
Le film, ou les films, sont attendus pour 2026. La division du récit en deux parties ne fait qu’attiser la curiosité sur ce que Gibson a vraiment en tête pour cette suite.














