Severance : Critique 2.07 Chikhai Bardo

Date : 04 / 03 / 2025 à 14h00
Sources :

Unification


SEVERANCE

 Date de diffusion : 28/02/25
 Episode : 2.07 Chikhai Bardo
 Plateforme de diffusion : Apple TV+
 Réalisateurs : Ben Stiller ; Sam Donovan ; Uta Briesewitz ; Jessica Lee Gagné
 Showrunner : Dan Erickson
 Interprètes : Adam Scott ; Zach Cherry ; Britt Lower ; Tramell Tillman ; Jen Tullock ; Dichen Lachman ; Michael Chernus ; John Turturro ; Christopher Walken ; Patricia Arquette

LA CRITIQUE

Après 15 épisodes, tous passionnants, il était temps de faire connaissance avec Miss Casey ! L’énigmatique femme de Mark, Gemma, est l’une des intrigues principales de Severance mais n’avait jamais de temps à l’écran en dehors de ces apparitions fugaces. Chikhai Bardo va prendre le temps de nous illustrer qui elle est, qui ils sont – avec son mari – et surtout quel est le rôle de Lumon dans tout cela. Mais en plus d’alimenter la narration, Jessica Lee Gagné, la réalisatrice va laisser libre cours à son talent pour nous livrer un épisode marquant de cette création définitivement pas comme les autres.

A partir d’ici, impossible de continuer sans SPOILER.

Voir Mark vivant. Ne vous y trompez-pas, il ne s’agit pas ici de savoir si la restauration l’a laissé indemne, mais bien de le voir avant le décès supposé de sa femme. Un prof d’université en histoire qui, lors d’un don du sang rencontre l’amour de sa vie et qui va vivre avec elle la plus belle romance qui puisse exister. Faites de haut et de bas, de tendresse et de drame, voir enfin Scout autrement que dépressif tentant de survivre fait chaud au cœur.

On comprend également à quel point Gemma est une femme incroyable et forte. Professeure elle aussi, capable d’encaisser les drames avec beaucoup de philosophie et d’honnêteté, ces deux-là sont faits l’un pour l’autre et la construction de l’épisode ne laisse planer aucun doute.

En dehors d’eux, il s’agit surtout d’elle. Gemma se situe désormais dans un étage en-dessous de celui des dissociés que nous connaissons. Elle participe à une expérimentations de Lumon sous les ordres sous le surveillance d’une infirmière et d’un superviseur/acteur au nom de Mauer.

Elle y habite depuis sa fausse mort, elle doit de passer de salle de dissociation en salle de dissociation et dans chacune d’entre-elle, elle vit une situation différente. Mauer se révèle avoir un comportement de moins en approprié au fur et à mesure que le temps avance. Une métaphore intéressante de l’emprise, en entreprise ou en couple, tenu d’une main de maitre par les faux airs de William Defoe inquiétants de Robby Benson.

Gemma vit en réalité dans une prison mentale. Son Outtie ne veut qu’une chose, retrouver l’extérieur, laissez derrière elle son (ou ses ?!) Autre personnalité, mais l’ascenseur qui lui permettrait de recouvrir sa liberté, qu’elle réussit à prendre après un magnifique coup de chaise sur le flippant Docteur, ne la mène en réalité vers l’étage des dissociés où elle redevient Miss Casey. Elle ne peut donc pas s’enfuir.

Est-elle là de son plein gré ? Quel est le projet Cold Harbor qui observe tous les salariés de cette corporation diabolique ? La restauration permettra-t ’elle à Mark de pouvoir descendre la retrouver ? Est-ce réellement possible de dissocier en d’autant de personnalité que nécessaire l’esprit humain ? Quel est le but de Lumon derrière toutes ses expériences ? Autant de questions que cet épisode ouvre, sans faire dans le spectaculaire putassier, avec une envie de cinéma.

Parce que le plus marquant, c’est l’ambition visuel de ce chapitre. Lee Gagné délivre une œuvre magistrale cette semaine. Une patte définitivement arty : clip show sur du Jacques Brel, stop motion, ellipse d’une précision chirurgicale, scène mélodramatique de tourment amoureux, beaucoup de cliché y passe qui peut faire de cet épisode un stand alone, une sorte de moyen métrage à la touche Sundance. Beaucoup de séries multiplient les différents réalisateurs sans qu’on voit la différence, ici, c’est une pièce maîtresse et apporte du signifiant.

La perfection n’existe peut-être pas, mais ces quarante-huit minutes s’en approchent.

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