Aya : La critique

Date : 11 / 10 / 2022 à 11h00
Sources :

Unification


AYA

 Date de sortie : 12/10/2022
 Titre original : Aya
 Durée du film : 1 h 30
 Réalisateur : Simon Coulibaly Gillard
 Scénariste : Simon Coulibalky Gillard
 Interprètes : Marie-Josée Kokora, Patricia Egnabayou, Junior Asse

LA CRITIQUE

Depuis quelques années, de nombreux films et documentaires traitant du réchauffement climatique et de ses conséquences sortent sur le grand écran. Difficile de dire si ces œuvres parviennent réellement à éveiller les conséquences, par contre la plupart bénéficient d’une approche originale pour ne pas paraître trop didactiques, tout en proposant quand même une exposition de faits malheureusement très inquiétante.

Ainsi dans un style quasi-documentaire qui fait toute sa force et sa réussite, Aya nous fait découvrir le quotidien de quelques habitants de l’île de Lahou, située au large de la Côte d’Ivoire. Alors que la montée inéluctable du niveau de la mer impacte de plus en plus sur les endroits pouvant rester habitable, Aya une jeune fille pétillante et pleine de vie a décidé de rester coûte que coûte sur son île. Pendant ce temps, des ouvriers travaillent à enlever les corps des tombeaux du cimetière qui commence à disparaître sous la mer et des maisons sont démontées régulièrement pour être rapatriées sur le continent, sans aucune certitude d’être reconstruites par leur propriétaire compte tenu du coût.

À la fois film initiatique et récit écologique édifiant illustrant l’impact réel et en cours du réchauffement climatique, Aya étonne par sa capacité à nous tenir fasciner de bout en bout. Outre les interprètes qui donnent beaucoup d’humanité et de crédibilité à leurs personnages, c’est sans aucun doute grâce à la mise en scène, riche de plans fixes s’étirant dans le temps, qui par son pouvoir de suggestion, fait passer de nombreux messages. À ceci, s’ajoutent les propos des habitants et les situations proposées pour comprendre l’ampleur du drame humain qui est en train de se jouer et qui nous invite à réfléchir sur l’état de notre Monde.

Si l’innocence d’Aya la pousse à être dans le déni, chacun vit l’engloutissement de l’île de façon différente. Alors que sa mère plus fataliste pense le départ de l’île inéluctable, d’autres estiment qu’il faut faire confiance à Dieu pour les tirer d’affaire. Quant aux politiques, ils en prennent pour leur grade, car personne n’attend rien d’eux. Aussi éloigné que soit le mode de vie de ces îliens par rapport au nôtre, le film parvient à toucher quelque chose d’universel en nous faisant nous demander comment nous réagirions à leur place.

Malgré la dureté du drame humain qui se joue, Aya reste un film aussi lumineux que son héroïne et porteur d’un message d’espoir qui se révèle à nous lors de son dénouement : même débarqué au Paradis ou en Enfer, absolument rien ne peut nous faire oublier ce que nous sommes et d’où nous venons.

SYNOPSIS

Lahou, Côte d’Ivoire. Aya grandit avec insouciance auprès de sa mère. Intimement liée à son île, la jeune fille voit ses repères s’effondrer lorsqu’elle apprend que son paradis est voué à disparaître sous les eaux. Alors que les vagues menacent sa maison, Aya prend une décision : Lahou est son île ; elle ne la quittera pas. Un chemin initiatique s’offre alors à elle, un chemin vers son identité, un chemin vers elle-même.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Photographie : Simon Coulibaly Gillard
 Montage : Bernard Conard
 Producteur : François-Pierre Clavel
 Distributeur : La Vingt-cinquième Heure

LIENS

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 ALLOCINÉ
 IMDB

GALERIE PHOTOS

Aya

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