143 rue du désert : La critique

Date : 16 / 06 / 2021 à 10h30
Sources :

Unification


143 rue du désert est un bien beau documentaire qui permet de rencontrer une femme d’exception vivant au milieu de nul part.

En effet, le réalisateur Hassen Ferhani a découvert une petite gargote en plein désert du Sahara. Celle-ci est tenue par une femme depuis des années et sert aussi bien de petite épicerie que de lieu ou les routiers, et les voyageurs de passage, peuvent manger un repas simple et copieux.

La caméra s’attache aux pas de ce personnage particulièrement haut en couleur et attachant. On la voit ainsi vaquer à ses occupations, converser parfois avec certaines personnes en transit et échanger des propos avec des habitués qu’elle retrouve régulièrement.

Au fil du long métrage, elle nous dévoile sa vie, explique comment elle en est venue à se retrouver seule, isolée dans ce lieu et quel est l’avenir qu’elle envisage, alors qu’une grande station-service, comprenant un restaurant climatisé, est en train de se construire à proximité du lieu où elle se trouve.

Pleine d’une certaine philosophie, ayant une grande résilience et lançant parfois une pointe d’humour, avec sa grande chaleur humaine, Malika est réellement étonnante.

À travers les rencontres se succédant, c’est un microcosme de plusieurs destinées qui se dévoilent devant les yeux du spectateur. Les réflexions de la dame, les gestes qu’elle répète tous les jours, et son regard envoûtant fascinent.

C’est une femme vraiment surprenante que le documentaire donne l’occasion de rencontrer et qui permet aussi de réfléchir sur notre propre existence, sur les choix que l’on fait et la vie que l’on veut mener.

La photographie d’Hassen Ferhani est très belle. Elle offre une grande présence à cette boutique perdue au milieu du dessert, à ces paysages écrasés par le soleil et aux traces fugaces laissées par les humains qui traversent cette route de bitume s’étendant à perte de vue.

Le temps s’écoule, alors que les choses changent progressivement et que le destin de Malika ne semble plus être entre ses mains. Le final, particulièrement touchant, est la très bonne conclusion d’une aventure vécue à échelle humaine qui reste longtemps en mémoire.

La personnalité, la gouaille, le silence et parfois même la malice d’une femme imposante sont rafraîchissantes et donnent une grande envie d’aller visiter cette oasis perdue au milieu d’une zone aride.

143 rue du désert est un bon documentaire présentant une femme d’exception d’une grande simplicité. Avec une immersion délicate en plein cœur d’une boutique originale, portée par un montage créant une véritable dramaturgie et illuminée par une photographie d’une grande beauté, l’œuvre est à découvrir assurément.

Surprenant et imposant.

SYNOPSIS

En plein désert algérien, dans son relais, une femme écrit son Histoire. Elle accueille, pour une cigarette, un café ou des oeufs, des routiers, des êtres en errances et des rêves… Elle s’appelle Malika.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 40
 Titre original : 143 rue du désert
 Date de sortie : 16/06/2021
 Réalisateur : Hassen Ferhani
 Scénariste : Hassen Ferhani
 Interprètes : Malika, Chawki Amari, Samir Elhakim
 Photographie : Hassen Ferhani
 Montage : Nadia Ben Rachid, Hassen Ferhani, Nina Khada, Stéphanie Sicard
 Producteur : Olivier Boischot, Narimane Mari, Michel Haas pour Allers Retours Films
 Distributeur : Météore Films

LIENS

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143 rue du désert


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