The Wicker Man : La critique

Date : 18 / 05 / 2021 à 10h45
Sources :

Unification


The Wicker Man est un très bon film qui sort vraiment de l’ordinaire : monté, remonté, modifié, le réalisateur du film, Robin Hardy, a mis 20 ans pour livrer cette version qui est réellement intense.

Le scénario d’Anthony Shaffer, d’après l’œuvre de David Pinner, présente un policier qui arrive sur une petite île anglaise et qui doit retrouver une jeune fille disparue. Mais ce dernier très chrétien va se retrouver face à des habitants païens et découvrir des choses bien étranges alors que la fête des moissons se rapproche.

Le film est d’une certaine façon intemporel, l’intrigue se déroulant sur une île isolée dans laquelle la vie semble avoir été figée. À cela s’ajoute un comportement sectaire que suivent tous les habitants et qui met bientôt l’enquêteur, remarquablement interprété par Edward Woodward, et les spectateurs très mal à l’aise. Le comédien est vraiment formidable dans son rôle d’homme campé sur ses positions qui se retrouve progressivement perdu.

On retrouve aussi au niveau du casting un très grand Christopher Lee en seigneur de l’île de plus en plus inquiétant, qui dirige les habitants avec une grande aisance et s’implique énormément dans les festivités à venir. Une très belle prestation permettant d’éclairer progressivement ce qu’il se passe en ces lieux coupés du monde.

Il est facile de s’attacher rapidement à ce policier qui tente de bien faire, malgré sa pruderie qui peut agacer, mais a son importance dans le film. Et on le suit jusqu’à un final qu’on sent venir longtemps à l’avance mais qui n’en reste pas moins impressionnant et flamboyant.

C’est d’ailleurs sur cette fin choc que le film lâche un spectateur qui ne peut qu’applaudir devant une telle démonstration de cinéma et de manipulation. Il est d’ailleurs certain que l’œuvre a marqué un certain nombre de réalisateurs et on retrouve d’ailleurs dernièrement de grandes similitudes avec l’excellent Midsommar et la série anglaise The Third Day.

Le long métrage est une très belle personnification de l’affrontement entre deux sociétés très différentes, chacune d’entre elle se considérant dans son bon droit et dédaignant l’autre. La religion est aussi au cœur de l’œuvre et fait réfléchir sur la croyance et ce que l’on est prêt à faire pour elle.

Un travail intéressant est porté sur les décors, et sur les costumes par Sue Yelland qui renforcent une atmosphère de plus en plus prégnante et angoissante. La belle photographie de Harry Waxman et la superbe restauration du film aident à apprécier encore plus cette plongée parfois cauchemardesque au cœur d’une microsociété isolée.

Quant à la bande originale de Paul Giovanni, elle est absolument magnifique. De très nombreuses chansons ponctuent les tribulations du policier en quête de vérité et les air très souvent joyeux, et souvent plein de sous-entendus, deviennent parfois glaçants à certaines situations.

The Wicker Man est une œuvre intense et impressionnante qui n’a pas vieilli. Ses thématiques intemporelles, son histoire inexorable, son impact visuel, ses deux formidables acteurs principaux et sa musique entêtante en font un film marquant qui ne perd pas de puissance au revisionnage.

Remarquable et insidieux.

SYNOPSIS

La veille du 1er mai, un policier du continent vient enquêter sur la disparition d’une fillette sur un îlot écossais. Il se heurte à l’hostilité et au mutisme de ses habitants...

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 34
 Titre original : The Wicker Man
 Date de sortie : 19/05/2021
 Réalisateur : Robin Hardy
 Scénariste : Anthony Shaffer d’après l’œuvre de David Pinner : Ritual
 Interprètes : Edward Woodward, Diane Cilento, Ingrid Pitt, Christopher Lee, Britt Ekland, Fiona Kennedy, Geraldine Cowper, Lindsay Kemp
 Photographie : Harry Waxman
 Montage : Eric Boyd-Perkins
 Musique : Paul Giovanni
 Costumes : Sue Yelland
 Producteur : Peter Snell pour British Lion Film Corporation
 Distributeur : Lost Films

LIENS

 SITE OFFICIEL
 ALLOCINÉ
 IMDB

PORTFOLIO

The Wicker Man


Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.



 Charte des commentaires 


L’Enfant bélier : La critique
Elfie et les Super Elfkins : La critique
Hokum : La critique
Polvo serán : La critique
Drunken Noodles : La critique
Star Wars - The Mandalorian & Grogu : Un retour aux sources (…)
Man Of Tomorrow : Des tournages dans une prison qui suscitent la (…)
John Rambo : Noah Centineo pense avoir triché pour obtenir son rôle
Paris Police 1910 : Critique des deux premiers épisodes Canal+
Avengers - Endgame : Jon Favreau reconnaît qu’il a eu tort
L’Enfant bélier : La critique
Antonio Banderas : Il ne pouvait jouer que des méchants en raison (…)
Brèves : Les informations du 28 avril
The Boys Universe : Marie Moreau qui pleure, le Petit Soldat qui rit !
Netflix - Bandes annonces : 28 avril 2026
Unification france est copyright (c) 1997 - 2026 Unification France. Tous droits réservés.