Star Trek Voyager saison 4

Date : 21 / 01 / 2005 à 11h47

Une année qui nous parle du Saint Graal des Borgs ne pouvait qu’être spectaculaire. La saison 4 est la meilleure de Star Trek Voyager.

Cette année commence avec la résolution de Scorpion, dans lequel apparaît le personnage qui allait dynamiser les relations entre les principaux protagonistes et donc la série, Seven Of Nine. Jeri Ryan a refusé le rôle quatre fois avant d’être convaincue par la productrice Jeri Taylor. Pourtant de nombreuses actrices étaient sur les dents, dont Claudia Christian (Babylon 5). Ici Seven sert de représentante du collectif Borg sur Voyager et finit par rester à bord. Et devenir un individu à part entière va être dur, très dur...

Le deuxième épisode The Gift traite du départ de Kes de Voyager à cause de ses pouvoir de télékinesie devenus incontrôlables. La fin pourra faire pleurer les plus disposés, mais le traitement de l’histoire (déjà pas fabuleuse) pèse trois tonnes. L’épisode suivant voit les deux amoureux, B’Elanna et Tom Paris flotter ensemble dans l’espace avec un noyau de distortion éjecté par accident. Le visuel est tout ce que l’on en retiendra. Dans l’espace, tout le monde vous entendra dire I love you. The Raven revisite l’enfance pré-assimilation de Seven et le traumatisme qui s’en suit maintenant qu’elle redevient un individu. Idée de base simple mais traitement intéressant.

Year Of Hell 1 & 2 est le morceau de résistance de la saison, qui en compte beaucoup... et de toute la série. Dans cet épisode sombre, inspiré de manière lointaine par la tragédie personnelle de Nemo dans 20000 lieus sous les mers, l’équipage devra affronter Annorax (superbe Kurtwood Smith, dont le nom est évidemment une référence au personnage de Pierre Aronnax dans le roman de Verne), homme blessé, dont la douleur le pousse a annihiler des mondes entiers grâce à une arme temporelle (son Nautilus, si vous voulez). Tout sonne juste, le scénario (épique, galactique), les acteurs, l’intrusion du spectacle au milieu du drame... On pourra tout juste objecter contre une fin un peu facile, mais qui n’enlève pas l’impact émotionnelle de ce grand spectacle.

(En comparaison, on peut dire que cette histoire est beaucoup plus subtile que Star Trek Nemesis, dont elle partage certains thèmes.) Cet épisode extraordinaire devait à l’origine être le final de la saison 3, mais fut reporté, Lien enlevé du script et Seven, qui a ici une grande alchimie avec Tuvok, ajouté.

L’épisode qui suit, Random Thoughts est honorable mais surtout remarquable pour ses visions d’horreur piquées économiquement au film Paramount, Event Horizon (Le Vaisseau de l’au-delà). Message In A Bottle introduit les Hirogens, méchant efficaces pour quelques épisodes à venir. Son scénario, bien ficelé, envoie le docteur à travers un relais découvert vers le vaisseau de la Fédération Prometheus, mais découvre qu’il a été abordé par les Romuliens. Efficace. Hunters et Prey, centrés sur les Hirogens, une race qui aime à chasser pour collectionner des trophées, sont deux aventures efficaces et spectaculaires. Dans The Killing Game 1 & 2, les Hirogens s’emparent de Voyager et s’entrainent à la chasse sur le Holodeck. Par exemple l’équipage (prisonnier, donc) incarnent des résistants de la France occupée qui sont harcelés par des officier nazis / les Hirogens. Très efficace.

Après ces pures aventures, sans grand fond, Voyager propose, dans The Omega Directive, une hostoire forte où Janeway doit empêcher à tout prix les Borgs de trouver leur Saint Graal, la molécule universelle parfaite, un danger immédiat pour la galaxie... Dans un autre genre, la comédie romantique Unforgettable (épisode préféré de Robert Beltran, réalisé par Andrew Robinson) Chakotay tombera dans les griffes de la belle Virginia Madsen. Un changement d’ambiance bienvenu, malgré un traitement scénaristique un brin convenu. Living Witness place l’équipage dans le musée d’une race extraterrestre. Un renversement de point de vue original. Demon, faute d’un grand scénario, est bien mis en scène et l’ambiance lourde de cet épisode est bien rendue. One est une réussite exemplaire et la preuve qu’au-delà de sa plastique californienne, Jeri Ryan est une actrice de talent. Elle tient ici l’écran tout le temps puisque le reste de l’équipage est cryogénisé. Avec un scénario au traitement efficace, cela donne une excellente aventure. Le final (sans cliffhanger) Hope And Fear avec Ray Wise (Arturis) en guest star est certes plein de spectacle, mais ne son scénario ne gagnera pas l’oscar.

Pourtant, retrospectivement, avec ses hauts et bas habituels, cette quatrième année dans le Quadrant Delta a fait connaître à l’équipage du Voyager ses aventures les plus dynamiques et les plus profondes. Un pic de qualité qui devait se prolonger un peu en saison 5, mais retomber petit à petit sur les deux dernières saisons. Indispensable.

Eric Saussine


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