Coffee & Kareem : La review du film Netflix

Date : 03 / 04 / 2020 à 14h30
Sources :

Unification


Coffee & Kareem est une comédie d’action qui se veut axée sur la famille mais qui ne doit pas être mis devant tous les membres de cette dernière. Il rassemble tout ce qu’il ne faut pas : insultes racistes, sexistes et homophobes mélangées à une certaine dose de violence gratuite et de bêtise navrante.

Dans une ville de Détroit gangrenée par la corruption et la violence, il y a un commerce qui rapporte gros, c’est celui de la drogue bas de gamme. L’officier de police James Coffee, plus maladroit qu’incompétent, est le bonnet d’âne des services d’ordre. Une succession de coïncidences (mal)heureuses le mettent pourtant sur les traces du plus gros trafiquant de drogue de la ville. Et qui de mieux que le fils de sa petite amie pour coopérer avec lui dans sa tentative de redorer son blason ?

Le film avait pourtant de quoi séduire. D’abord par sa distribution. Ed Helms, le bien connu Stu des Very Bad Trip, incarne Coffee, et donne la réplique à la talentueuse Taraji P. Henson, la Katherine G. Johnson de Les figures de l’ombre, qui interprète, de son côté, Vanessa Manning, la petite amie. Entre les 2 stars, un certain Terrence Little Gardenhigh joue le distributeur automatique de jurons et autres insultes à caractères racistes et homophobes nommé Kareem. Enfin, Betty Gilpin complète ce trio dans un rôle de supérieure hiérarchique de Coffee, davantage intéressée par la gloire que lui rapporte la résolution de ses enquêtes.

Tandis que Helms et Henson font de leur mieux pour interpréter leur rôle et donner vie à ce couple qui démarre sur de bien mauvaises bases, c’est incontestablement Gardenhigh qui sort du lot. Véritable moulin à parole, il est impressionnant d’assurance et de palabre, mais il est dommage que le scénario ne lui ai pas donné l’occasion de mettre un tel talent à dire autre chose que des grossièretés. Helms, quant à lui, gigote dans tous les sens quand Henson joue d’abord la petite amie - et mère trop gentille et aveugle de son exubérant fils de 12 ans - reléguée à un rôle secondaire dans la 1ère moitié du film.

Centré sur le duo improbable que forment le policier et son (futur ?) garnement de beau-fils, le film se perd dans une succession de rebondissements censés être drôles mais qui n’arrachent pas plus qu’un sourire et le plus souvent un soupir. Mais l’alchimie entre nos 2 malheureux héros fonctionne et on a envie de voir dans quels pétrins ils vont bien pouvoir se mettre. Dommage (encore) qu’ils aient affaire avec une bande de gangsters trafiquants de drogue notoires qui sont soit à 2 de tensions, soit idiots, ou tout bonnement pas faits pour être des bandits.

Le film aborde pourtant, mais avec beaucoup de maladresses, les thématiques de la famille (recomposée), "des relations inter-communautaires" dans une Amérique très profondément enfermée dans le communautarisme et les clichés sont foisons. On a envie de croire en un message universaliste, mais on n’y arrive pas. Le titre du film - Coffee & Kareem - s’y essaie en tout cas.

Un scénario minimaliste et chaotique, des personnages dans un ensemble plat et le film ne s’en sort pas. Mais que les fans de blagues faciles, de poursuites en voitures et d’insultes dégainées à la vitesse de la lumière se rassurent, ils devraient trouver leur compte.

SYNOPSIS

Un policier de Détroit doit faire équipe, à contrecoeur, avec le fils âgé de douze ans de sa petite amie afin de mettre la main sur le criminel le plus impitoyable de la ville et ainsi retrouver son honneur.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 28
 Titre original : Coffee & Kareem
 Date de sortie : 03/04/2020
 Réalisateur : Michael Dowse
 Scénariste : Shane Mack
 Interprètes : Ed Helms, Taraji P. Henson, Terrence Little Gardenhigh, Betty Gilpin, Andrew Bachelor
 Photographie : Brian Burgoyne
 Montage : Daniel Gabbe
 Musique : Joseph Trapanese
 Costumes : Allisa Swanson
 Décors : Jeremy Stanbridge
 Producteur : Sanford Nelson, Mike Falbo pour Netflix

LIENS

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