Altered Carbon : Review de la saison 2
Vous souvenez-vous de votre dernier déménagement et de cette boîte dans laquelle vous aviez jeté pêle-mêle les dizaines de cintres de pressing que vous collectionnez depuis des années ? Vous souvenez-vous, lorsque vous avez ouvert la boîte, de les avoir retrouvés tout enchevêtrés ? En essayant de les sortir, n’avez-vous pas alors ressenti cette espèce de sentiment oscillant entre rage et désespoir, entre ce besoin d’imposer votre volonté à ces petits salopards et cette envie de tous les balancer à la poubelle ? Eh bien, Altered Carbon saison 2, au début, ça m’a fait cet effet là… 8 épisodes pour cette deuxième saison et il m’en aura fallu 5 pour réussir à démêler cette boîte de cintres netflixienne.
J’hésite de plus en plus à employer des grands - des gros ? - mots par peur de stigmatiser ce qui ne le mérite pas forcément, mais à mon avis, si le terrorisme audiovisuel existe, il ressemble à ça. On te sert de la SF et le geek en toi se dit : ’Bonne limonade, on va s’éclater !’ Et puis on t’embrouille : beaux effets, ambiance sombre à souhait, acteurs et mise en scène de qualité, mais une histoire absconsissime. Et toi, tu es là, clouée sur ton divan en position fœtale, prise en otage d’un imbroglio narratif que tu aimerais tant être capable de dénouer pour pouvoir écrire la ‘review’ que tu t’es engagée à livrer. Déjà que j’avais des problèmes gastriques et une méga allergie aux pollens de cyprès, pas besoin du covid-19 : AC-S02 a fini de m’achever !
Si vous avez lu les romans de Richard K. Morgan, vous partez avec un avantage certain ; si ce n’est pas le cas, alors heureusement pour vous, il y a Google ! Pour suivre cette nouvelle saison d’Altered Carbon sans trop vous prendre la tête, je vous recommande de trouver sur Internet un dictionnaire terminologique de la série, un synopsis détaillé de la saison précédente ainsi que les backstories des personnages. Vous pourrez, au choix, les étudier avant de commencer à visionner les épisodes ou, comme moi, pendant le visionnage.
Au risque de décevoir les plus geeks d’entre vous, Altered Carbon c’est avant tout une histoire d’amour : à travers l’espace et le temps, Takeshi Kovacs (Anthony Mackie) recherche la femme de sa vie, Quellcrist Falconer (Renée Elise Goldsberry) et tout le reste n’est que prétexte pour effets spéciaux et grosses bagarres. Notre héros se promène toujours avec son IA portable dont l’hologramme, Poe (Chris Conner), n’est pas au top de sa forme. Pour ses nouvelles aventures, Tak va devoir faire confiance à une chasseuse de primes badass, Trepp (Simone Missick) pendant que Poe, pour ne pas disparaître dans le néant quantique, va devoir s’appuyer sur les compétences d’une jolie IA un peu dépressive, Dig 301 (Dina Shihabi). Les scènes quasi-intimistes entre les deux IA sont d’ailleurs la petite facétie scénaristique qui vous permettra de souffler entre deux séquences d’action dont les tenants et les aboutissants vous auront potentiellement échappé.
Une sorte de Blade Runner avec un petit goût d’Avatar, Altered Carbon s’inscrit en caractères gras dans le style cyberpunk dont la complexité favorise le look mais ne sert pas toujours l’histoire. Pour vous en remettre en douceur (ou si vous avez décidé de faire l’impasse) je vous recommande - toujours sur Netflix - le très court, mais très étonnant I Am Not Okay with This.
EPISODE
– Episodes : 2.01 à 2.08
– Titres : Phantom Lady, Paiement différé, Le charlatan, L’ombre d’un doute, I Wake up Screaming, Bury Me Dead, Angoisse, Anges déchus
– Date de première diffusion : 27 février 2020 (Netflix)
– Réalisateurs : Ciaran Donnelly, M.J. Bassett, Jeremy Webb, Salli Richardson-Whitfield
– Scénaristes : Laeta Kalogridis, Alison Schapker
– Avec : Anthony Mackie, Chris Conner, Renée Elise Goldsberry, Simone Missick, Dina Shihabi, Will Yun Lee, Torben Liebrecht, Lela Loren
BANDE ANNONCE - EXTRAITS
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