Benni : La critique
À travers le portrait de Benni petite fille en pleine révolte, incomprise, indisciplinée, "ingérable", Nora Fingscheidt trace les limites d’un système auquel échappent avec brutalité, certains et certaines.
Fascinée par la vie de ces "system crashers", titre original du film, la réalisatrice a fait de nombreuses recherches dans le domaine avant de nous livrer cette histoire poignante et pleine d’empathie.
Estimant que le sujet a peu été traité au cinéma, elle "a toujours eu envie de faire un film sur une petite fille sauvage" explique-t-elle.
Et une rencontre lors du tournage d’un documentaire l’a convaincue de se lancer dans l’aventure.
Un défi. Un processus d’écriture et de recherches de quatre années, qui explique l’extraordinaire authenticité du propos et la rigueur extrême de la mise en scène, qui donnent au film une sincérité touchante.
Aucun jugement dans cette histoire et surtout pas celui des éducateurs et des personnels sociaux, dont le difficile travail est très bien montré.
Des personnages, tous parfaitement dessinés et magistralement interprétés.
La jeune Benni en tête.
Une ambiance photo et une lumière justes et terriblement évocatrices.
Des décors bien choisis, de la Nature aux bâtiments, qui servent efficacement un scénario bien ficelé.
Violente et désolante, l’intrigue aborde la question de la vie en société du point de vue de la souffrance de ceux "incapables de s’intégrer"... Dans une société, pas toujours aussi accueillante qu’elle le devrait.
Tous publics avec avertissement : « Certaines scènes de violence psychologique peuvent être de nature à heurter la sensibilité des spectateurs » .
Utile.
SYNOPSIS
Benni a neuf ans. Négligée par sa mère, elle est enfermée depuis sa petite enfance dans une violence qu’elle n’arrive plus à contenir.
Prise en charge par les services sociaux, elle n’aspire pourtant qu’à être protégée et retrouver l’amour maternel qui lui manque tant.
De foyer en foyer, son assistante sociale et Micha, un éducateur, tenteront tout pour calmer ses blessures et l’aider à trouver une place dans le monde.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 58
– Titre original : Systemsprenger
– Date de sortie : 24 juin 2020
– Réalisateur, Scénariste : Nora Fingscheidt
– Interprètes : Helena Zengel, Albrecht Schuch, Gabriela Maria Schmeide
– Photographie : Yunus Roy Imer
– Montage : Stephan Bechinger, Julia Kovalenko
– Musique : John Gürtler
– Costumes : Ulé Barcelos
– Décors : Marie-Luise Balzer
– Producteur : Kineo Filmproduktion, Weydemann Bros.
– Distributeur : Ad Vitam
LIENS
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PORTFOLIO
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