
Grève des acteurs : Démission du patron du Syndicat SAG
La perspective d’une grève s’éloigne de plus en plus pour les acteurs américains avec la démission de Doug Allen, le directeur du syndicat des acteurs américains. Toutes les explications grâce à l’AFP :
LOS ANGELES, 26 jan 2009 (AFP) - Le directeur du syndicat des
acteurs de cinéma et de télévision américain (SAG) a démissionné lundi, après des semaines de dissensions sur le déclenchement d’une éventuelle grève pour obtenir des concessions du patronat, a rapporté le quotidien professionnel Variety.
Doug Allen, qui était aussi le négociateur en chef du SAG, a annoncé
son départ dans un courrier électronique envoyé à ses collègues, selon la
"bible" de Hollywood, généralement très bien informée sur les coulisses de la
capitale américaine du cinéma.
Cette démission n’a toutefois pas pu être confirmée dans l’immédiat
auprès du syndicat de quelque 120.000 membres et dont la convention collective triennale avec l’Alliance des producteurs de cinéma et de télévision
(AMPTP) a expiré fin juin 2008.
L’annonce intervient deux semaines après que la direction du SAG se fut
séparée à l’issue de 30 heures de discussions, sans avoir fixé de date pour
une consultation de sa base sur une éventuelle grève.
La presse spécialisée de Hollywood avait attribué cette décision à des
dissensions au sein de l’organisation sur l’attitude à adopter face à
l’AMPTP, le patronat de l’audiovisuel américain.
Une autorisation de grève devait être soutenue par 75% des bulletins
exprimés. Mais quelque 1.400 membres du SAG, dont des acteurs de premier
plan comme George Clooney, Susan Sarandon ou Sally Field ont récemment appelé la direction du syndicat à signer un compromis avec l’AMPTP, contestant la ligne dure prônée par M. Allen.
Ces acteurs ont fait valoir que la situation actuelle, avec une
économie américaine officiellement entrée en récession, ne plaçait pas leur syndicat en position de force pour négocier des avancées sociales.
Un tel mouvement pourrait plonger l’industrie du divertissement dans le
chaos, un an après un arrêt de travail de 100 jours des scénaristes qui
avait provoqué un manque à gagner de jusqu’à deux milliards de dollars.
Le SAG réclame notamment une hausse des salaires pour les acteurs
touchant moins de 100.000 dollars par an, et une augmentation des dividendes sur les ventes de DVD et d’oeuvres exploitées sur internet et sur les "nouveaux médias" numériques.
Mais les studios ont accusé le SAG de manque de réalisme, affirmant
que ces médias n’étaient pas encore rentables. Selon l’AMPTP, le SAG a refusé de sceller un accord comparable à ceux conclus en 2008 entre les
producteurs et les syndicats des scénaristes (WGA) et des réalisateurs (DGA).
Contactée par l’AFP, une porte-parole de l’AMPTP a dit n’avoir "pas de
commentaire" sur l’annonce de la démission de M. Allen.
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