First Love, le dernier Yakuza : La critique
First Love, le dernier Yakuza est un très bon film de Takashi Miike qui retourne vers son genre de prédilection, les yakuzas.
On retrouve une œuvre réussie du réalisateur japonais aux plus de 100 films qui trouve un bel équilibre entre des affrontements sanglants et dantesques, des passages incroyables et une très belle histoire d’amour entre deux jeunes gens que la vie n’a pas gâté.
L’histoire de Masa Nakamura et de Takashi Miike évoque des sujets classiques de ce type de récit avec des combats mélangeant yakuzas, triade et policier corrompu. Il propose aussi une vision parfois délicate de l’esclavage sexuel moderne, et de la maltraitance. Car au milieu du sang et des coups, des traîtrises et des malversations, c’est la rencontre de deux âmes simples qui apprennent à s’aimer qui sert de ressort à une intrigue à rebondissements.
L’interprétation est vraiment très bonne. Masataka Kubota est formidable un jeune boxeur n’ayant rien à perdre. Becky est très touchante en jeune fille subissant un destin tragique. Nao Ohmori est fort bon en policier ripou et Sakurako Konishi en femme de yakuza revancharde est impeccable.
La mise en scène de Takashi Miike est vraiment réussie. Ce dernier filme formidablement les séquences d’action et de bagarres, notamment un final impressionnant dans lequel une séquence animée immiscée dedans est particulièrement jouissive. Le long métrage va souvent à toute allure et ne laisse pas de temps mort entre des personnages hauts en couleur et des séquences qui en mettent plein les yeux associé à une jolie pointe d’humour très noir. Bien que quelques passages centrés sur les deux jeunes gens, et les démons qui les habitent, soient d’une belle facture et d’une certaine délicatesse.
La musique de Kôji Endô accompagne vraiment bien les péripéties de ces deux jeunes gens confrontés à une nuit de tous les dangers, où chaque rencontre peut s’avérer létale.
First Love, le dernier Yakuza est un film vraiment sympathique d’un réalisateur japonais dont les œuvres laissent rarement indifférent. Avec son histoire à deux niveaux, son action brillamment orchestrée et son interprétation solide, on prend grand plaisir à retrouver un Takashi Miike qui, certes, s’est bien assagi depuis ses débuts, mais permet de retrouver avec plaisir certaines de ses fulgurances cinématographiques et montre une nouvelle fois son véritable talent de metteur en scène.
Spectaculaire et touchant.
SYNOPSIS
Une nuit, à Tokyo. Leo, un jeune boxeur, rencontre Monica, une callgirl impliquée dans un trafic de drogue. Toute la nuit, un policier corrompu, un yakuza, son ennemi juré et une tueuse envoyée par les triades chinoises, vont les traquer à travers la ville.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 48
– Titre original : Hatsukoi
– Date de sortie : 01/01/2020
– Réalisateur : Takashi Miike
– Scénariste : Masa Nakamura, Takashi Miike
– Interprètes : Masataka Kubota, Nao Ohmori, Shôta Sometani, Jun Murakami, Sakurako Konishi, Becky, Seiyô Uchino
– Photographie : Kita Nobuyasu
– Montage : Akira Kamiya
– Musique : Kôji Endô
– Décors : Takeshi Shimizu
– Producteur : Misako Saka, Jeremy Thomas pour OLM
– Distributeur : Haut et Court
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