Un havre de paix : La critique
Il y a tant à dire sur les familles dysfonctionnelles et le septième art a déjà livrée de nombreuses variations sur cette thématique. Dans Un havre de paix, c’est la lecture du testament d’un père qui va avoir des conséquences sur les relations déjà difficiles entre trois frères. Ces derniers, de nationalité israélienne, se retrouvent réunis pour l’enterrement de leur père dans un Kibboutz sous très haute tension alors qu’un conflit vient d’éclater à la frontière libanaise.
Le film parvient brillamment à plonger le spectateur dans le quotidien des habitants du Kibboutz. Pas question pour le réalisateur et metteur en scène Yona Rozenkier d’enjoliver une situation de vie compliquée, surtout en période de guerre. L’atmosphère semble irréelle et si la mort rôde, la paranoïa omniprésente donne une impression permanente que tout pourrait basculer dans la folie à n’importe quel moment.
Bien évidemment, cela ne va pas aider nos trois frères à mieux se comprendre à panser les blessures de leur enfance. Leurs atermoiements et les non-dits composent le cœur de l’intrigue du film. Vont-ils arriver à se comprendre ? Quel sens donner aux paroles inscrites dans le testament du père ? Le scénario a tendance à étirer un peu trop le mystère, mais finit par convaincre grâce à un final percutant qui parvient à donner du sens à l’ensemble.
Avec ses paysages fascinants, ses acteurs convaincants et sa mise en scène travaillée, Un havre de paix n’en reste pas moins une œuvre qui mérite d’être découverte en salle pour son approche originale d’un conflit qui n’en finit par d’impacter sur les destinées de ses bélligérants.
SYNOPSIS
Trois frères se retrouvent pour enterrer leur père dans le kibboutz de leur enfance. Avishaï, le plus jeune, doit partir deux jours plus tard à la frontière libanaise où un nouveau conflit vient d’éclater. Il sollicite les conseils de ses frères qui ont tous deux été soldats. Itaï souhaite endurcir le jeune homme tandis que Yoav n’a qu’une idée en tête : l’empêcher de partir. Dans ce kibboutz hors du temps, le testament du père va réveiller les blessures secrètes et les souvenirs d’enfance...
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 31
– Titre original : Hatzlila
– Date de sortie : 12/06/2019
– Réalisateur : Yona Rozenkier
– Scénariste : Yona Rozenkier
– Interprètes : Yoel Rozenkier, Micha Rozenkier, Yona Rozenkier, Miki Marmor, Daniel Sabag, Shmuel Edelman
– Photographie : Oded Ashkenazi
– Montage : Or Lee-Tal
– Musique : Israel Bright
– Costumes : Rachel Ben-Dahan
– Producteur : Efrat Cohen, Kobi Mizrahi, Gaudeamus Productions
– Distributeur : Pyramide Distribution
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